Approche de sédentarisation des éleveurs au Bénin :les bonnes pratiques au centre d’un atelier à Cotonou

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Plusieurs délégations africaines et internationales séjournent à Cotonou depuis ce jeudi 24 novembre 2022 à la faveur d’un atelier interrégional autour du thème : « Visite conjointe interrégionale au Bénin dans le cadre du projet Unoca-Unowas sur les dynamiques agriculteurs-éleveurs en Afrique de l’Ouest et du centre ».

 

Rléchir sur l’approche de la sédentarisation mis en œuvre par le Bénin et voir dans quelles mesures ce modèle béninois peut être adapté aux réalités de leurs pays respectifs. Tel est le principal objectif de cet atelier interrégional de deux jours auquel participent plusieurs délégations venues de 6 pays africains dont le Burkina Faso, la Gambie, le Tchad et le Cameroun. A cette rencontre, ils auront à échanger, à réfléchir sur les bonnes pratiques et à faire un plaidoyer en faveur des actions pour adresser les dynamiques agriculteurs-éleveurs en Afrique de l’Ouest et du centre. A l’ouverture de cet atelier, Salvador Niyonzima, coordonnateur résident des Nations-Unies a posé le diagnostic du problème de la transhumance entre éleveurs et agriculteurs. Il a d’abord insisté sur les effets combinés du changement climatique et la pression démographique qui, selon lui, contribuent à accroitre les difficultés d’accès aux ressources naturelles notamment la terre et les pâturages. Il a également mis un accent particulier sur l’agriculture et l’élevage dont vivent la grande majorité des populations qui semblent les plus exposés en Afrique. «Nous assistons aussi à des situations conflictuelles aggravées par la circulation des armes légères, les activités des groupes armés et des bandes de criminels. Au delà du fait que cette situation engendre des pertes en vie humaine et des dégâts matériels, nous avons des menaces à la paix à la sécurité, à la cohésion sociale et au développement durable des communautés », a constaté Salvador Niyonzima.

 Pour prévenir et aplanir ces menaces, cette rencontre interrégionale sur la dynamique agriculture et élevage en Afrique de l’ouest et du centre aura proposé des solutions idoines à travers des réflexions. « C’est une excellente idée de se mettre ensemble pour apprendre les uns des autres des résolutions », s’est-il réjoui.

L’idée de la tenue de ces assises est née de l’atelier interrégional d’échanges de bonnes pratiques de Yahoundé au Cameroun en septembre dernier.

A cette rencontre internationale, les participants ont souhaité approfondir leur connaissance sur l’approche de sédentarisation des éleveurs adoptée par le Bénin.

« Par sa politique de sédentarisation des éleveurs, le Bénin offre un modèle unique quand aux alternatives à la transhumance érigée en mode de vie qui est une activité cruciale en Afrique de l’Ouest », a justifié le fonctionnaire des Nations Unies.

Cette rencontre organisée au Bénin ne laisse pas insensible les autorités compétentes.

Prenant la parole, Docteur Adama Mama Sambo, Haut Commissaire à la sédentarisation des éleveurs a estimé que « c’est un choix judicieux de venir au Bénin pour s’enquérir de nouvelles orientations données dans le domaine de la transhumance des éleveurs ». Tout de même, il a trouvé que son pays n’a pas de leçons à donner aux autres mais peut partager sa nouvelle dynamique contre la transhumance.

« Nous n’avons pas la solution absolue à cette question. Mais ce que nous savons nous sommes à la croisée des chemins », a-t-il déclaré. Le Haut commissaire à la sédentarisation a souhaité que les échanges au cours de ce séminaire soient focalisés sur les phénomènes du changement climatique et la démographie.

Les délégations vont échanger avec les organisations des éleveurs, les élus locaux pour mieux s’inspirer des bonnes pratiques mises en place par le Bénin en vue de mettre fin aux dégâts liés au phénomène de la transhumance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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