Journée de « Tolérance zéro aux Mutilations Génitales Féminines » : Véronique Tognifodé réaffirme l’engagement du Gouvernement contre l’excision

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    Véronique Tognifodé, ministre des affaires sociales et de la Micro finance

    En prélude à la célébration officielle de l’édition 2022 de la Journée « Tolérance Zéro aux Mutations Génitales Féminines », Véronique Tognifodé, Ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance a délivré un message à travers lequel, elle condamne fermement les actes d’excision pratiquée sur les filles et les femmes au Bénin. Elle a rappelé les dispositions légales qui interdisent et punissent l’excision et invité les leaders religieux et traditionnels à se mobiliser contre cette pratique.La Ministre s’est engagée à poursuivre les actions de sensibilisation des populations à travers les services compétents de son ministère. Elle a également remercié les Partenaires Techniques et Financiers qui s’investissent dans la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines au Bénin.  
    LIRE L’INTEGRALITE DU MESSAGE DE LA MINISTRE
    Béninoises, Béninois,

    Mes chers compatriotes, 

    Le Bénin, à l’instar des autres pays, célèbre le 06 février de chaque année la journée “Tolérance Zéro à la Mutilation Génitale Féminine”.
    Les Mutilations Génitales Féminines désignent toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins qui sont pratiquées pour des raisons non médicales.

    Les Mutilations Génitales Féminines constituent une violation des droits des filles et des femmes, avec des préjudices socio sanitaires pour certains, irréversibles. Les plus redoutables sont :

    – les traumatismes sur le plan psychologique liés parfois à l’extrême douleur ;
    – les hémorragies massives ou l’infection généralisée pouvant conduire au décès ;
    – des conséquences sur le plan obstétrical : déchirures périnéales graves à l’accouchement, fistules obstétricales.

    Au Bénin, l’excision est la forme de Mutilation Génitale Féminine la plus répandue. Cette pratique néfaste reste malheureusement encore très ancrée dans plusieurs de nos communautés malgré les dispositions législatives qui les répriment et les différentes actions de sensibilisation qui sont menées aussi bien par le Gouvernement que par ses partenaires et les Organisations non gouvernementales.
    Les insuffisances de l’arsenal juridique en place depuis plus de deux décennies pour lutter contre les mutilations génitales féminines ont amené le Gouvernement du Président Patrice TALON, à promulguer la loi N° 2021-11 du 20 décembre 2021 portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe des personnes et de protection de la femme en République du Bénin, qui criminalise les Mutilations génitales féminines.
    Aux termes des dispositions de cette loi, je cite : « Quiconque a pratiqué sur une personne de sexe féminin toute mutilation génitale ou toutes autres opérations concernant ses organes, est puni d’un emprisonnement de six (06) mois à trois (03) ans et d’une amende de cent mille (100 000) francs CFA à deux millions de (2.000.000) de francs CFA. Est qualifiée de mutilation génitale, toute intervention incluant l’ablation totale ou partielle des organes génitaux externes ou la lésion des organes génitaux externes pratiquée pour des raisons culturelles ou religieuses ou pour toute outre raison non thérapeutique. Lorsque la mutilation génitale est pratiquée sur une mineure, le coupable est puni d’un emprisonnement de trois (03) ans à cinq (05) ans et d’une amende de cinq cent mille (500 000) à trois millions (3.000.000) de francs CFA. En cas de décès de la victime, l’auteur est puni de la réclusion criminelle de dix (10) ans à vingt (20) ans et d’une amende d’un million (1.000.000) à cinq millions (5.000.000) de francs CFA… » fin de citation.

    Béninoises, Béninois,

    Je saisis donc la présente occasion pour lancer un appel à l’observance rigoureuse des dispositions de la loi et à la dénonciation immédiate aux autorités compétentes, des auteurs et complices de cette pratique lourde de conséquences pour les victimes.

    Je voudrais inviter tout particulièrement les autorités locales, les chefs religieux, les autorités traditionnelles, les leaders d’opinion et les chefs de famille à prendre conscience de l’enjeu et à s’investir davantage pour mettre fin à cette violation des droits des femmes et des filles.

    C’est le lieu de remercier l’ensemble des acteurs notamment ceux de la santé, de la justice, la société civile et les Partenaires Techniques et Financier engagés à nos côtés pour la lutte contre ce fléau.

    Tous ensemble, disons non aux mutilations génitales féminines au Bénin.

     

     

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