Bénin/Fraudes électorales : Les auteurs risquent gros

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     Au détour d’une conférence de presse, organisée mardi 13  avril 2021 à Cotonou, le gouvernement, par ses ministres, a donné son avis sur les images et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux lors du scrutin présidentiel du dimanche dernier. Des poursuites judiciaires sont annoncées à l’encontre des auteurs de  ces actes.

     

    Images et vidéos circulent  sur les réseaux sociaux, montrant des agents  électoraux qui estampillent plusieurs bulletins de vote le dimanche 11 avril  dernier. Face  à   cet état de choses,  deux ministres du gouvernement  appuyés par le directeur de la communication de la présidence ont  fait des clarifications.  Pour  Sévérin Quenum, le ministre de la justice, cette pratique est une opération montée de toute pièce pour saboter le scrutin présidentiel.  Fustigeant cet acte, le Garde  des sceaux a annoncé qu’une enquête est ouverte à l’encontre des auteurs qui  répondront de  leurs actes devant la justice. Poursuivant dans son intervention, Sévérin Quenum a expliqué que  quelqu’un  qui estampille des bulletins en se laissant filmer le fait à dessein.   A ce  titre, il a précisé que le procureur de la république a été instruit pour la poursuite des personnes conformément aux exigences de la loi. Interrogé sur le type de sanction encourue par les auteurs, il a parlé d’emprisonnement et des amendes. Enfonçant le clou, Alain Orounla, le ministre de la communication et de la poste, a  estimé  que ces pratiques constituent la conséquence aux appels de boycott par les acteurs de l’opposition.  « Les recalés ont souhaité  l’échec du processus électoral », a-t-il indiqué Pour  le porte-parole du gouvernement, après le saccage des édifices publics, le blocage des voies inter-Etats, le sabotage est allé jusqu’aux bureaux de vote. Wilfried Houngbédji, directeur de la communication  de la présidence de la république n’a pas manqué  de donner son analyse sur cette situation : « Nous sommes en présence d’une opération montée de toute pièce pour tenter de jeter du discrédit sur le processus ».

    Pour lui, les images en question montrent des agents électoraux estampillant plusieurs  bulletins de vote. Il a fait observer que  les personnes en cause ont bien conscience qu’elles étaient filmées, qu’elles n’ont rien fait pour empêcher cela et pour cacher leur visage. Insistant que sur les images, on perçoit même la présence d’un observateur de la CEDEAO, Wilfried Léandre Houngbédji a conclu que l’auteur  était donc conscient que son fait sera consigné dans les rapports.

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