Performance déambulatoire : “Arts Ca’Danser” prône les droits de la femme

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La compagnie de danse professionnelle “Arts Ca’Danser” a fait une performance déambulatoire afin de rappeler les droits des femmes et sensibiliser la population béninoise. Cette déambulation a eu lieu, lundi 8 mars 2021, à Cadjèhoun, dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de la femme. 

Xwéssi (Maîtresse de maison). C’est l’intitulé de la performance déambulatoire qu’a faite la compagnie de danse professionnelle “Arts Ca’Danser”. Elle a été créée dans le but de rendre hommage à la gent féminine. En effet, cette performance est une idée de Carmélita Siwa, professeure de danse et danseuse béninoise. Elle s’est faite accompagner par six autres danseuses de ladite compagnie. Il s’agit de Sahadatou Ami-Touré, Marie Rose Djagba, Christie Dossou, Larissa Dossou-Yovo, Florence Gnarigo et Cybelline de Souza. Les danseuses ont parcouru quelques axes routiers dans la localité de Cadjèhoun afin de permettre un contact avec la population.

« Beaucoup de motivations autour de cette performance. Nous avons eu envie de discuter, parler et faire sortir tout ce que nous ressentons et que nous gardons depuis fort longtemps. Nous voulons qu’on nous regarde et que les hommes arrêtent de manquer une considération autour de ce que nous faisons », a confié Cybelline de Souza, comédienne et danseuse professionnelle béninoise. L’idée est de conscientiser la population sur la place et le rôle de la femme dans la société. Pour faire passer ce message, elles se sont déplacées vers les femmes aussi. Puisqu’il n’y a que la femme même pour faciliter l’exploit de ses réalisations et d’être connues. Comme une armée d’amazones, elles ont fait preuve d’énergie à travers des pas de danse et des chants. Hormis cette détermination, des louanges les accompagnaient aussi et ce, grâce aux talents de Chakirou Salami, metteur en scène béninois. Avec un tam-tam, il fait des louanges pour valoriser la femme et se prosterne afin de montrer une profonde considération. « Lorsque l’on parle de liberté entre homme et femme, il ne devrait pas avoir une lutte. Les femmes ne devraient pas lutter pour être au même niveau que les hommes parce que, dès le départ, nous sommes un seul être », a souligné Florence Gnarigo, danseuse professionnelle.

Conscience de la femme

Pour cette performance, les chorégraphes se sont basées sur « les vécus personnels que nous avons en tant que femme et citoyenne béninoise. Nous sommes dans un pays traditionaliste dans lequel on attribut le titre de “Wxéssi” à la femme. Ce sont les stéréotypes qu’on attribut à la femme comme maîtresse de maison et le rôle qu’on lui connaît est de rester au foyer et s’occuper de son mari et ses enfants », a précisé Carmélita Siwa avant d’ajouter : « Nous aimerions rappeler à chacune des femmes d’être consciente et de savoir qu’elles valent plus. De plus, leur permettre de reconnaître qu’elles sont capables de penser, décider, réfléchir, mener des actions, d’entreprendre et même de diriger pour elles-mêmes ». Cette performance a pris fin devant le marché de Houéyihô. A ce niveau, les bonnes dames dudit marché se sont impliquées dans la danse et ont esquissé des pas. Une réaction qui a beaucoup plus intéressée la foule et les danseuses.

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