Présumés chefs d’accusation contre Reckya Madougou : Quand la violence s’invite en politique, Sanctionner pour l’exemple

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Reckya Madougou, ancienne ministre et candidate à l'élection présidentielle 2021

L’arrestation de Reckya Madougou, candidate recalée du parti ‘’Les Démocrates’’ à la prochaine présidentielle suscite un tollé dans l’opinion. Mais à voir de près sa garde à vue à la Brigade économique et financière, on s’en rend compte que les faits à lui reprochés par Mario Mètonou sont d’extrême gravité. 

Arrêtée le mercredi 3 mars 2021 après un meeting animé avec d’autres leaders de l’opposition, Reckya Madougou séjourne désormais à la CRIET où elle est en garde à vue. Cette arrestation suscite des remous dans l’opinion nationale et internationale. Dans l’univers politique, ces alliées et collaborateurs du parti ‘’Les Démocrates’’ dénoncent une violation de la liberté d’expression de la part du pouvoir de la rupture. S’en prenant au chef de l’Etat, Patrice Talon, les leaders de cette formation défenseurs de la démocratie ignorant que c’est la justice qui fait son travail. En vertu de la séparation du pouvoir prônée par l’actuel président de la république, la justice qui jouit d’une indépendance à l’image des grandes démocraties. En effet, les faits évoqués par le procureur spécial de la CRIET sont d’une grave extrémité et doivent d’être au sérieux pour la nation béninoise. Mario Dans sa déclaration à la presse ce jeudi matin pour éclairer l’opinion, a fait savoir Mario Mètonou, dame Madougou et ses coaccusés ont formé le dessein de perturber le déroulement du prochain scrutin par des actes de terreur de grande ampleur. Le 24 février dernier alors que le processus électoral suit son cours, Georges Sacca, un des proches collaborateurs de Réckiath Madougou à Parakou, a pris contact avec le colonel Ibrahim Mama Touré pour lui confier une mission très sensible et importante. Selon les enquêtes, cette mission est prévue pour se dérouler en plusieurs étapes et devait commencer par le meurtre d’une autorité influente de la ville de Parakou sur un axe routier emprunté régulièrement par cette dernière. « La mission devait ensuite se poursuivre par l’élimination d’une seconde autorité politique à l’occasion des obsèques de la première victime », a ajouté l’homme en toge. Leurs manœuvres visent à semer la terreur le chaos et de parvenir ainsi à faire suspendre le processus électoral en cours. Un acte qui rendra le pays ingouvernable sous le régime Talon. Aussi, ces agissements sont nature à nuire à la sécurité et à la tranquillité des citoyens. Des faits qui appellent à la conscience des commanditaires qui veulent mettre à feu et à sang.

Recaler à une élection ne signifie pas la fin d’une élection. Il ne sert à rien de s’en prendre à la République, créer la terreur en organisant des crimes en série. Comme si cela ne suffisait, on crache et on profère des menaces à l’encontre du pouvoir. Le Bénin a organisé plusieurs élections depuis des années, notamment depuis le renouveau démocratique. A l’analyse des faits, ce n’est pas la première fois que des candidatures ont été recalées. Pourtant, les candidats concernés n’ont décidé de déstabiliser la terre commune, le Bénin. Le KO hypothétique de 2011 a permis à Boni Yayi de conserver le pouvoir au détriment des autres candidats dont Adrien Houngbédji, arrivé deuxième sous la bannière de l’Union fait la Nation. Ce dernier, perdant, n’a même pas daigné appeler ses militants à investir les rues. Au contraire, il les avait appelés au calme pour sauvegarder la paix. Dans un pays de droit, les litiges se règlent devant les tribunaux. Et le pouvoir est le bon chemin.

 

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