Plan Directeur d’industrialisation et de diversification du Tchad: La CEA et les experts planchent sur le diagnostic initial et les bases de formulation du  PDIDE

0
898

Une mission du Bureau Sous Régional pour l’Afrique Centrale de la Commission des Nations Unies pour l’Afrique, conduite par le Dr. Adama Ekberg Coulibaly et Mme Semia Solange Guermas de Tapia, respectivement chef de missions et économiste, a séjourné à N’Djamena du 08 au 12 Avril et projette séjourner les 29 avril au 3 Mai 2019. Cette mission intervient dans le cadre de l’élaboration du Plan Directeur d’Industrialisation et de Diversification Economique (PDIDE) du Tchad, suite à la demande formulée par le Gouvernement tchadien à la CEA.

Lors de cette mission, qui constitue la quatrième du genre, facilitée et soutenue à chaque étape par le PNUD, les deux experts de la CEA ont eu plusieurs séances de travail avec la Direction de l’Economie, les consultants nationaux, les experts pluridisciplinaires des cinq (5) Groupes Techniques Stratégiques (GTS) et l’Unité de Coordination Technique (UCT). Elle a également eu des séances de débriefing avec le Représentant du système des Nations Unies au Tchad. Ces séances de travail ont permis dans un premier temps à la mission de présenter officiellement les consultants nationaux et internationaux retenus dans le cadre de l’élaboration du PDIDE et de faire le point sur les progrès des travaux à date.

Après la présentation du plan et du travail demandé, chaque consultant national a présenté le plan de rédaction du diagnostic initial de la situation de l’industrie nationale et de son environnement. Ces plans de rédaction qui sont susceptibles d’amendements serviront de base à l’élaboration du diagnostic par les différents GTS. La mission s’est achevée le vendredi 12 avril par une séance de débriefing auprès du Représentant de l’OMS au Tchad, représentant le Coordonnateur du système des Nations Unis au Tchad.

L’élaboration du PDIDE fait suite à l’observation empirique selon laquelle l’industrialisation inclusive et durable constitue un levier majeur de transformation structurelle de l’économie et de la croissance économique soutenue d’un pays. Pour ce faire, elle doit être basée sur la performance de l’industrie manufacturière qui constitue le levier critique de croissance inclusive et de prospérité partagée. Pour parvenir à industrialiser un pays, il est indispensable d’élaborer et de mettre en œuvre une stratégie d’industrialisation, qui se traduit matériellement par un document de stratégie dénommé Plan Directeur d’Industrialisation et de Diversification Economique (PDIDE), dans lequel seront codifiées les actions et mesures de la politique industrielle transformatrice à un horizon précis. Par expérience, tous les pays qui ont réussi à s’industrialiser et diversifier leur économies, par exemple la Corée du Sud, le Japon, Singapore et la Malaisie, l’ont fait en plaçant la politique industrielle et surtout la transformation de produits au centre du développement. Ce succès est également tributaire d’un leadership fort pour superviser le processus entier, afin de sécuriser à chaque étape les niveaux les plus appropriés de soutien en coordination interministériel, en mise en cohérence des politiques et surtout en efforts sans relâche de suivi-évaluation régulier. Le Tchad ne fait pas exception. Le processus en cours est donc un engagement commun(Le compact PDIDE) visant à mobiliser tous les appuis nécessaires disponibles en interne et l’apport de toute la communauté des partenaires techniques et financiers (Fonds Monétaire International, Banque Mondiale, Banque Africaine de Développement, Banque Centrale des Etats de l’Afrique Centrale, Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale, Agences de Développement Bilatérales, pour ne citer que ceux-là). Tous devraient s’inscrire dans un cadre commun cohérent de mise en œuvre accéléré des actions et projets industriels phares qui seront convenus.

 

De cette façon, reprenant les propos du chef de missions, ‘Nous pensons ensemble gagner d’avance le pari de la mobilisation des moyens de mise en œuvre, pour une exécution rapide de tous les projets structurants devant faire du Tchad une destination de choix pour les investissements directs étrangers. Cette attractivité de la destination Tchad sera possible par le positionnement au plus tôt du pays comme le plus grand port sec d’Afrique, le transporteur de choix du fret et des personnes par le rail du continent, un exportateur d’énergie renouvelable de premier plan par le solaire, bref une économie transformée en tous ses aspects y compris son sable par l’écologisation, la digitalisation, les nouveaux savoirs êtres et savoir-faire industriels du moment et aussi du futur’.

 

‘Pour atteindre à terme ces objectifs stratégiques, il est impératif de faire une révolution des compétences pour combler le gap de talents, de qualité et de performance afin de surmonter tous les défis de transformation présents et à venir. Le Miracle Tchadien ou Tchad Inc. 2030 ne se produira pas sans un système éducatif rénové et de qualité, capable de générer le réservoir ou la masse critique d’entrepreneurs, de créateurs, d’ingénieurs et techniciens de tout bord requis pouvant porter à bon port la nouvelle économie rêvée vers sa concrétisation’.

 

‘Avec la digitalisation et l’intégration rapide des outils de formation virtuelle à distance, l’université sera transformée en un nouveau écosystème d’innovation, une plateforme nouvelle d’écoles-usines-marchés en ligne, pour réaliser à moindre coût les synergies de compétences nécessaires pour apprendre en faisant par soi-même, concevoir, fabriquer et exporter des produits et services industriels nouveaux de classe mondiale, entreprenant ainsi par la solution numérique du leapfrog tous les sauts technologiques sur des champs encore inimaginables’ aussi avait ajouté le Chef de missions PDIDE.

 

Unité de Communication du PDIDE, Ndjamena, Tchad

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here