Patrice Neveu, entraineur français : «Pour relancer le football béninois, j’ai mes idées…»

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Suite aux rumeurs qui l’annoncent comme successeur de Oumar Tchomogo comme le sélectionneur des écureuils, l’entraineur français Patrice Neveu s’est exprimé.

Patrice Neveu, votre nom est cité pour succéder à Oumar Tchomogo à la tête de l’encadrement technique des Ecureuils. Le confirmez-vous ? Le challenge avec les Ecureuils vous tente apparemment ?

Bonjour. Effectivement, j’ai lu dans la presse locale que mon nom était cité. Avec tout mon respect pour Oumar Tchomogo, si le poste devient vacant, j’y  porte un réel intérêt.

On sait que vous êtes brièvement passé par le Bénin et vos proches disent que vous êtes très intéressé par le Bénin. Qu’est ce qui vous plait tant dans le football béninois ?

Oui. En 2004, je suis venu au Bénin, mais ce fut très bref. Pour des raisons administratives, nous n’avions pas pu finaliser un contrat d’engagement triparti. Quelques mois après je m’engageais avec la Guinée. Le Benin est une Nation, une terre de football. Mais pour progresser inévitablement, la Fédération est tributaire des moyens que l’Etat souhaite donner pour son développement. Dans la presse nationale et internationale, j’ai lu de nombreux articles sur les volontés de Monsieur Patrice Talon, Président de la République du Bénin, de donner à la jeunesse et au peuple béninois plus de moyens en  infrastructures et  également  d’apporter son soutien pour le développement du sport. Ainsi, pour un sélectionneur,  savoir que sa Fédération est soutenue par l’Etat, c’est une des clefs pour réussir sa mission. Je suis le football Béninois depuis de longues années. D’ailleurs, en 2004, lors de la première qualification à la CAN  en Tunisie, j’étais présent. D’ailleurs, c’est après cette CAN que la promotion des joueurs béninois commença à s’accentuer. C’est ainsi que Stéphane SESSEGNON quitta les Requins de l’Atlantique  pour signer à Créteil en France et faire la brillante carrière qu’on lui connait. Ensuite, le Bénin a réussi à enchainer les participations à la CAN, puis depuis 2010, il y a un petit blocage. Le  Bénin est une sélection qui est capable de rivaliser avec les meilleures sélections africaines mais pour gratifier ce potentiel, j’ai mes idées. Je reste convaincu qu’en travaillant avec les joueurs locaux et les sélections de jeunes, je pourrai les aider à valider leur promotion.

Pourquoi avez-vous récemment décliné l’offre du Soudan ?

Lorsque je m’engage pour une nation au poste de sélectionneur, j’ai besoin de sentir de la part des entités de l’ambition à moyen terme et long terme et de connaitre précisément les objectifs de ma mission ainsi que les moyens que j’aurai à ma disposition. Ce fut ma décision et je souhaite bonne chance au Soudan dans les compétitions à venir.

Vous avez fait vos preuves un peu partout dans le monde, notamment sur quatre continents et quatre confédérations, UEFA, CAF, COMMEBOL, AFC…

Pour durer dans le métier et encore plus dans l’expatriation (cela fait 18 ans que je manage à l’étranger) il faut inévitablement des résultats probants en prenant en compte les effectifs et les moyens que l’entraineur; le sélectionneur a à sa disposition. Dernièrement, j’ai découvert le football d’Amérique du Sud en qualifiant Haïti pour la première fois à la Copa America centenario. C’était un rêve, une reconnaissance  pour le peuple haïtien, que d’y participer. Haïti à jouer contre le Pérou, le Brésil et l’Equateur. Adorant l’humanité, l’humain, mon métier en est l’essence. De ce fait, j’assimile très vite les cultures de chaque pays et prends un plaisir immense dans mon métier.

Que retenez-vous de votre parcours en Afrique, précisément en Mauritanie, Rd Congo et Guinée ?

L’Afrique est un continent ou j’apprécie certes manager les équipes, mais aussi y vivre sur place  en communion avec le peuple. En Mauritanie, à mon arrivée, l’équipe était 206ème mondial. J’ai dû bâtir, travailler en profondeur, persuader les joueurs et mon entourage qu’à force de travail méthodique et en se structurant, le pays aurait sa place avec les meilleurs. J’ai qualifié la Mauritanie pour son premier CHAN en Afrique du Sud, mais aussi une de mes satisfactions et de voire le football Mauritanien s’inscrire en termes de performance et de développement sur la durée. En Rd Congo, l’équipe A  était composée de 6 à 7 joueurs locaux. La RD Congo remporta la 1er Edition du Chan en Côte d’Ivoire. En Guinée, j’ai pris la sélection à la 92ème place mondiale, lorsque j’ai quitté elle était 22ème au classement mondial. De ce parcours, j’en garde des souvenirs sportifs, humains inoubliables. Mais je  reste humble car un technicien ne réussit rien seul ….C’est ma certitude ! Et c’est vrai dans tous les pays où j’y ai coaché. Le soutien des Etats associés aux fédérations fut des encrages essentiels pour marquer mes passages.

Beaucoup d’entraineurs expatriés s’accrochent au salaire. Vous êtes aussi exigeant à cet effet ?

Ma réflexion est d’abord guidée par le projet défini par les autorités, la passion qui m’anime pour le mener à bien et une réelle volonté de réussir avec les Ecureuils. L’aspect financier découle d’une simple volonté des trois parties.

Source extérieure

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