Pasteur Dewis Hillah

‹‹Garder les commandements de Dieu››; ainsi se définit l’Amour fraternel ; la 7ème étape sur le sentier de la croissance spirituelle en Jésus-Christ. Tel est le sujet du présent enseignement. 

Propos recueillis par Marius

 KpoguèL’amour fraternel en Jésus-Christ ; commandement explicite du Seigneur (Jean 15 :17), n’est pas uniquement cet élan de tendresse  plein de compassion, de solidarité financière et matérielle, de miséricorde et de simplicité qui habite le cœur des vrais chrétiens à l’égard de leurs coreligionnaires. Non ; l’amour fraternel ne se résume pas à cette fraternité agissante que pratiquaient assidûment les membres les plus fidèles et les plus sincères de l’Église primitive, comme nous le percevons en lisant ces passages des Saintes Écritures : « Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. » Actes 2 : 44,45. « La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux….il n’y avait parmi eux aucun indigent : tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres ; et l’on faisait des distributions à chacun selon qu’il en avait besoin. » Actes 4 : 32-35« Pourvoyez aux besoins des saints. Exercez l’hospitalité. » Romain 12 : 13 L’amour fraternel, en réalité, dans une perspective vraiment biblique, va bien au-delà. L’apôtre Jean, mû par le Saint-Esprit, écrivait il y a plus de deux mille (2000) ans ces phrases très profondes qui précisent exactement la pensée de Dieu sur l’amour fraternel :« Nous connaissons que nous aimons les enfants de Dieu, lorsque nous aimons Dieu, et que nous pratiquons ses commandements. Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles, » I Jean 5 : 2,3. Cette définition de l’amour fraternel qui conditionne son effectivité à l’observation stricte de tous les commandements de Dieu troublera plusieurs, particulièrement le petit nombre d’enfants de Dieu qui essaie vaille que vaille de vivre aujourd’hui selon le modèle de l’Église primitive dans ce monde de plus en plus dénué d’amour de Dieu et du prochain, conformément à la prophétie de Matthieu 24 verset 12.Condition préalable En quoi l’obéissance à Dieu est-elle une condition préalable à l’assistance d’un frère en difficulté ? N’est-il pas écrit dans la Bible : « Mais si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; car en agissant ainsi, ce sont des charbons ardents que tu amasseras sur sa tête. » ? Romains 12.20. Or, voici que mon frère en Christ n’est pas mon ennemi ! Ne devrais-je pas à plus forte raison le soutenir sans trop me soucier de son état et mon état spirituels ? Sans contestation, assister un frère en Christ est un commandement du Seigneur :« C’est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. » Jean 15 : 12.  Nous devons donc veiller sur le bien-être matériel, financier, social, moral, matrimonial et spirituel de tous nos frères en Christ. C’est une obligation qui, certes aujourd’hui, n’est plus bien comprise par la majorité des chrétiens qui vivent à leur guise, sans trop se soucier des autres membres de leur communauté chrétienne. Mais, il n’en demeure pas moins vrai qu’elle soit toujours d’actualité. La lecture de ces quelques versets nous servira de piqûre de rappel :« Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement. Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres? La foi peut-elle le sauver? Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l’un d’entre vous leur dise : Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il? Il en est ainsi de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même. » Jacques 2 : 12-17.« Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. » I Jean 3 : 14,18.  C’était impossible Il était inconcevable, pour les chrétiens de l’Église primitive, qu’il puisse y avoir des indigents au milieu d’eux. Et en lisant II corinthiens 9, on se rend compte de la compréhension établie de ce devoir d’assistance dans les assemblées et de la révélation des grandes bénédictions spirituelles et matérielles qui y sont attachées. Ils agissaient indubitablement avec effusion de cœur mais ils avaient toujours les commandements de Dieu sous les yeux. Il ne s’agissait pas pour eux, comme on peut être tenté de le croire, d’une simple bonne œuvre ; mais d’une profonde œuvre spirituelle ayant des implications incommensurables. En agissant de la sorte avec une grande crainte de Dieu, ils pouvaient respecter deux choses essentielles pour un bon exercice de l’amour fraternel :la séparation spirituelle et la marche par l’Esprit La séparation spirituelle La séparation spirituelle consiste à discerner et à isoler les faux frères et les faux ouvriers qui se mêlaient aux authentiques enfants de Dieu pour :1- Épier la liberté qu’ils avaient en Christ  et profiter de la communauté (II Timothée 3 : 1-7; Galates 2 : 1-10).2- Vivre sur le dos des autres sans rien faire de leurs dix doigts (II Thessaloniciens 3 : 5-15 ; Éphésiens 4 : 8).3- S’enrichir indûment en flattant les bas instincts de ceux qui venaient d’échapper au diable (Matthieu 7 : 15-20 ; Philippiens 3 : 2,18,19 ; II Pierre 2 ; Romains 16 : 18 )4- Détruire leur foi en Christ en introduisant dans les assemblées des doctrines de démons (I Jean 2 : 18,19 ; II Jean) Cet attachement à la parole de Dieu fait largement défaut aujourd’hui au point où de nombreux faux ouvriers ont pu s’infiltrer dans l’Église et même prendre la direction des communautés par endroits. C’est ce refus de la séparation spirituelle entre brebis, chiens et loups qui a conduit l’Église là où elle est aujourd’hui : au bord de l’abîme. Le Seigneur, connaissant la propension de ses enfants à l’amour charnel et à la sensiblerie, a posé des garde-fous dans sa parole pour mieux cadrer l’exercice de l’amour fraternel : « Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtement de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons ? » Matthieu 7 : 15,16. Mieux dans un autre passage on peut lire : « Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. »  I Corinthiens 5 : 11. Pourquoi l’Église n’arrive t-elle pas à dégager des assemblées ces faux frères ? Où se trouve la difficulté ? Tout semble pourtant si clair. Ces gens sont des tâches dans nos agapes ( Jude 1 : 4-16), attirant sur l’Église la réprobation de Dieu et du monde. Le refus d’opérer cette séparation spirituelle fait du véritable chrétien un pécheur et, de ce seul fait, un enfant du diable selon qu’il est écrit que « le péché est la transgression de la loi.  Et celui qui pèche est du diable» I Jean 3 : 4,8.

Pasteur : Dewis HillahEglise :Action Evangélique Missionnaire/ 66458818.

À suivre…

« La marche par l’esprit » et l’œuvre d’amour fraternel d’un personnage biblique.

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