Enseignement du Pasteur Dewis Hillah : La maîtrise de soi, un fruit de l’esprit

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    La maîtrise de soi est la quatrième étape sur le chemin de la croissance spirituelle (II Pierre 1 : 5,6).

     

    Propos recueillis Marius Kpoguè

    Elle précède l’étape de  la piété qui est l’amour de Dieu. La maîtrise de soi est une arme essentielle qui nous préserve des nombreux pièges et tentations du diable. Au sujet de celui qui possède la maîtrise de lui-même, la Bible déclare qu’il a plus de valeur qu’un grand conquérant, c’est-à-dire, plus de valeur que celui que Dieu a choisi bien avant la fondation du monde pour l’accomplissement de ses desseins  éternels :

    Proverbes 16 : 32 : « Celui qui est lent à la colère vaut mieux qu’un héros, et celui qui est maître de lui-même, que celui qui prend des villes.»

    La maîtrise de soi, dans l’Ancien Testament, a le sens de « diriger son esprit, contrôler son esprit, dominer son esprit et même régner sur son esprit ».

    Dans le Nouveau Testament, le mot  équivalent est la  tempérance.

    La tempérance recouvre tour à tour, selon les contextes, le sens de modération, sobriété, continence, abstinence, circonspection, contrôle de soi, retenue, réserve, domination de soi… maîtrise de soi.

    La maîtrise de soi, pour paraphraser les versions Ostervald et King James, est le fait d’être « maître de son cœur » ou d’être  « le seul et unique gouverneur de son esprit » (Proverbe 16 : 32).

    De ce fait, un tel homme a la domination de ses passions et désirs, et il ne peut plus être influencé par les tromperies et tentations de Satan, ou par ses propres pulsions charnelles.

    Un tel chrétien a la victoire sur la chair et le monde (Galates 5 : 24).

    De manière permanente et absolue, cela est impossible, car la Bible nous rappelle par la bouche de l’apôtre Jean  que :

    « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous.»  I Jean 1 : 8

    Pouvoir de Dieu

    Dieu, tout en nous exhortant par le verset qui précède à l’humilité, n’attend pas moins de nous que nous luttions contre le péché jusqu’au sang (Hébreux 12 : 1-4). Dieu connaît les faiblesses de notre chair (Matthieu 26 : 41 ; Marc 14 : 38) et nous demande de nous confier en lui pour avoir la victoire sur Satan et ses mauvaises œuvres (Jean 15 : 1-8). Autrement, c’est l’échec assuré :

    «  Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruits, car sans moi vous ne pouvez rien faire. » Jean 15 : 5.

    Seul Dieu peut nous donner la tempérance ou la maîtrise de soi comme le confirme Galates 5 : 22 :

    « …le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance (la maîtrise de soi); »

    Tout effort basé sur des rituels, récitations de psaumes, des ablutions et prières spéciales, est totalement inutile. C’est une œuvre entièrement dépendante du Saint-Esprit qui par sa présence en nous, libère dans nos cœurs les fruits de l’Esprit et l’amour de Dieu (Romains 5 : 5). Aucune éducation spirituelle, aucun exercice de méditation, aucune cérémonie occulte, aucune école de sagesse, aucune formation ne peut nous donner la vraie maîtrise de soi.

     

    Qu’avec Jésus-Christ

    Nul, s’il n’a Jésus-Christ, ne peut y parvenir. Croire qu’on peut l’obtenir par un effort personnel, sera source d’une grande déception. Un tel candidat expérimentera la véracité de cette expression proverbiale très populaire :

    « Chassez le naturel, il revient au galop ».

    Ce que le monde appelle maîtrise de soi n’est qu’un effort de contrôle physique ; il ne s’agit nullement de la domination de son esprit comme l’entend Proverbes 16 : 32.

    La maîtrise de soi s’exerce dans trois  grands domaines dans la vie du disciple de Christ : L’esprit, l’âme et le corps (I Thessaloniciens 5 : 23)

     

    I- L’esprit  ou le cœur

    Le cœur est le siège de :

    -La raison ;

    -La pensée ;

    -L’intelligence spirituelle

    -Les émotions ;

    -Les sentiments ;

    -Les désirs ;

    -La volonté.

     

    Marc 7 : 21-23 nous le confirme en disant que  c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises  pensées.

    Le cœur est aussi le siège de :

    -La religiosité (Mathieu 15 : 8) ;

    -La foi (Marc 11 : 23 ; Luc 24 : 25) ;

    -L’incrédulité (Hébreux 3 : 12) ;

    -L’égarement (Hébreux  3.10) ;

    -La cupidité (Mathieu 6 : 21) ;

    -L’endurcissement du cœur (Mathieu  13 : 15 ; Marc 3 : 5) ;

    -La révélation de la parole de Dieu (Mathieu 13 : 19) ;

    -La tristesse et de la joie (Jean 16 : 6 ) ;

    -L’angoisse (II Corinthiens 2 : 4) ;

    -L’adoration et la louange (Ephésien 5 : 12).

    Celui qui veut donc avoir la maîtrise de lui-même doit d’abord maîtriser son esprit. L’esprit est le gouvernail par lequel notre corps est dirigé soit par Dieu, soit par le diable (Jean3 : 2). Si notre esprit est pur, Dieu l’utilise pour l’avancement de son œuvre (Luc 6 : 45). Voilà ce pourquoi la Bible nous donne cette exhortation :

    « Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. » Proverbe 4 : 23 

    II- L’âme

    L’âme, c’est ce qui vit dans le corps. Si l’âme quitte définitivement le corps, le corps meurt et retourne à la poussière (Jacques 2 : 26).

    L’âme, notre propre personne, est ce qui répond quand on nous appelle ou quand on nous parle. C’est aussi l’âme qui va en jugement. L’âme est la personne agissante. L’âme est le seul maître à bord lorsque notre esprit n’est pas régénéré (Tite 3 : 5; Ephésien 2 : 22) pour être l’habitation de l’Esprit de Christ et du Saint-Esprit. Elle décide d’obéir ou non aux sollicitations de notre esprit. Elle est devant Dieu le responsable suprême.

    Selon que nous avons reçu ou non une éducation morale ou religieuse, elle rejette ce qui lui semble mauvais.

    L’âme possède aussi :

    -L’intelligence ;

    -Une pensée ;

    -Une volonté ;

    -Des sentiments ;

    -Des émotions ;

    -Des désirs ;

    -Le raisonnement ;

    -La connaissance du bien et du mal.

    L’âme peut donc refuser de pécher et lutter jusqu’au sang, en s’appuyant sur le Seigneur (Hébreux 12).

    La Bible pour cela nous invite à :

    « … renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines » Tite 2 : 12.

     

    III-  Le corps

    Le corps est ce qui se meut chez les humains, la partie visible de notre être. Il est la seule partie corruptible de notre être. Il possède aussi :

    -Des désirs (la faim, la soif, l’appétence sexuelle, le sommeil, le repos…) ;

    -Des émotions (la haine de la douleur, le sentiment de bien-être physique…) ;

    -Une volonté (le refus de jeûner, le refus de rester éveillé, la prédilection pour un ou des mets ou la forte envie de manger un aliment particulier …).

    Le chrétien se doit d’assujettir son corps de crainte qu’il ne le conduise à violer la volonté de Dieu et à perdre ainsi la récompense finale. L’apôtre Paul l’a signifié dans

    I Corinthiens 9 : 27. Il n’est donc pas question de se laisser aller à :

    -La mondanité (Galates  5 : 24 ) ;

    -L’impudicité (Romain 12 : 1;) ;

    -La fornication (I Thesaloniciens  4 : 3) ;

    -L’adultère (Exode 20 : 14; Proverbes 6 : 32 ) ;

    -L’alcoolisme Ephésiens 5 : 18 ; I -La bagarre (Mathieu 5 : 39 😉 ;

    -La querelle (Mathieu 5 : 40,41) ;

    -L’avarice (Mathieu  5 : 42 ; Romains 12 : 13 ) ;

    -La violence (Galates  5 : 22 ; 6 : 1 ; Philippiens 45 ; Colossien  3 :

    -La vengeance (Romains 12 : 17-19) ;

    -L’injure (I Pierre 3 : 9) ;

    -La rancune (Mathieu 5 : 43,44 😉 ;

    -La colère (Proverbes 29 : 11 ; Ephésien  4 : 26,31) ;

    -La gloutonnerie (Galate 5 : 21 😉 ;

    -La bouffonnerie (Ephésiens  5 : 4) ;

    -La paresse (Romains  12 : 11) ;

    -L’orgueil (Romains 11 : 20 ;

    -La Parole déshonnête (Colossien  3.8) ;

    -La pensée perverse (Proverbes  16 : 30 ; Mathieu  5 : 28) ;

    -La méchanceté (Romains 12 : 9 ;

    -La vanité (Ephésien  4 : 7) ;

    Le message biblique, dans son ensemble, invite le croyant depuis l’Ancienne alliance à rechercher d’abord et à cultiver ensuite la maîtrise de soi dans tous les domaines de sa vie.

    L’image, la forte, pour nous montrer à quel point celui qui ne se maîtrise pas, est sans protection et par conséquent exposé aux dangers  se trouve dans le Proverbe 25 : 28

    « Comme une ville forcée et sans murailles, ainsi est l’homme qui n’est pas maître de lui-même ».

    Pasteur Dewis HILLAH

    Eglise ACTION Evangélique Missionnaire/ 66458018

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