Fin de la tournée de réédition de compte du chef de l’Etat : Ce que Patrice Talon a dit à Cotonou

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    Le Président de la République

    Un mois de périple ,54 communes parcourues pour présenter le bilan de cinq années de gestion.  Patrice Talon a fini cet exercice de réédition de compte au palais des congrès de Cotonou. Face aux populations et aux autorités à divers niveau, il a présenté ce qu’il a fait en cinq ans pour le Bénin.

     

    TRANSCRIPTION DES PROPOS DU PR AU PALAIS DES CONGRES DE COTONOU LE 12 DECEMBRE 2020 LORS DE SA TOURNEE REDDITION DE COMPTE

    « Monsieur le maire, notables, dignitaires, sages, personnalités de Cotonou !

    Mesdames et messieurs, chers concitoyens, je dirai chers frères et sœurs de Cotonou !

    J’ai eu l’impression tout à l’heure en venant ici au palais des congrès, et en entrant dans cette salle que ce jour est le tout premier de ma tournée de reddition de compte. Merci pour cette émotion si immense que je vis depuis bientôt une heure de temps et qui me donne l’assurance d’être fier, d’appartenir à cette communauté de « Koutonou ». Merci pour votre accueil. Merci pour l’enthousiasme et la chaleur de votre accueil, merci à tout Cotonou, merci à ceux qui ne sont pas parmi nous et auprès de qui vous serez, je l’espère, mon porte-parole, c’est-à-dire mon témoin.

    Je voudrais mesdames et messieurs, vous rappeler qu’il y a à peine 4 ans, presque jour pour jour, non loin d’ici, au palais de la présidence, nous présentions à la Nation béninoise, qui venait de nous confier sa conduite pour 5 ans, le Programme d’Action du Gouvernement (PAG). Notre ambition légitime était de prouver enfin que nous ne sommes pas condamnés à la pauvreté. Si vous vous rappelez, le gouvernement dans sa présentation avait donné l’impression d’une certitude absolue en ce que dans les divers secteurs de vie, le Bénin serait en mesure, en 5ans, de donner la preuve que notre destin était, enfin entre nos mains. Nous sommes engagés résolument à relever ce défi avec vous, avec les uns et les autres. Cela n’a pas été facile. C’était plutôt une épreuve mais une épreuve d’honneur. Mesdames et messieurs, 5ans après, presque 5ans après, avons-nous donné un autre signal à nous-mêmes et au monde entier ? Avons-nous réussi à inverser la tendance ? Avons-nous enfin donné à nous-mêmes, la conviction que notre sort, ce que nous avions vécu depuis si longtemps, n’était pas une fatalité ? Avec votre permission, je vais laisser la parole au directeur de la communication à la Présidence, pour faire le résumé de ce que nous avons pu réaliser ensemble. Le résumé ne sera pas exhaustif de nos prouesses, permettez-moi de le dire. Mais il sera surement le témoin de notre renaissance. La construction d’une Nation, d’une communauté notamment en ce qui concerne son développement économique, ses besoins essentiels permettant son épanouissement, cette construction est une œuvre de longue a l’aine, qui traverse le temps, qui ne finit jamais. Pour moi, l’essentiel était de créer une dynamique, d’inverser la tendance et de donner aux uns et autres la preuve que notre effort commun peut porter des fruits, peut nous amener instant après instant, à satisfaire nos besoins du moment. C’est vrai que tracer le chemin du développement et permettre aux générations successives de s’épanouir en fonction de leur potentiel, c’est satisfaire d’abord et préalablement les besoins de base comme la route, l’eau, l’électricité, l’école, la santé. Ces choses-là qui sont préalables à tout développement durable, même si l’urgence pour nous, est de donner la satisfaction à ces besoins-là, est-ce qu’à l’heure du bilan, aujourd’hui, le constat est que nous avons fait l’essentiel. Est-ce que le rythme auquel nous avons entrepris de construire nos routes, d’ouvrir les pistes, d’asphalter les rues qui relient nos arrondissements dans nos communes, les voies qui relient nos communes, nos régions ; est-ce que nous avons commencé à les revêtir dans une ampleur qui nous donne à croire que ça y est ? Dans peu de temps, nous parviendrons sous nos yeux à nous donner donc la certitude, je veux le répéter que ça y est, tout le Bénin sera bientôt revêtu pour l’essentiel ? Est-ce que ce nous avons pu faire en 5 ans dans le domaine de l’eau, nous donne enfin l’espoir, sinon la certitude que tous nos concitoyens des temps actuels auront accès à l’eau potable ? Est-ce que le rythme, la vitesse, la qualité avec lesquels nous faisons désormais face à ce besoin en termes de forage, de barrage, de construction de châteaux d’eau, d’infrastructures de traitement de l’eau, de conduite de l’eau, d’amenée de l’eau dans nos villages dans nos quartiers de ville ? est-ce que ce rythme, cette dynamique, cette vitesse, cette qualité nous donnent enfin de croire que ça y est ? Sous peu, la plupart de nos concitoyens, auront accès à l’eau potable ? Notre action, désormais, ce dont nous sommes capables, ne sera durable que si les fruits de nos efforts donnent la mesure de la difficulté et de ce que ces difficultés ne s’arrêteront jamais.Quelle est notre capacité à faire face à notre destin ? Notre capacité à satisfaire nos besoins à notre rythme, au rythme de nos imperfections afin que la foi renforce notre conviction que nous sommes capables. Mesdames et Messieurs, dans presque tous les domaines, nous avons donné à nous-mêmes et au monde entier, la preuve que nous sommes enfin capables, pas la preuve que nous avons tout réussi en une fois, comme de la magie, mais que le Bénin est désormais capable à faire face à ses besoins d’aujourd’hui, de demain, d’après demain, ou d’engager une dynamique de construction ? C’est l’essentiel.Si nous avons donné la preuve à nous-mêmes et au reste du monde, que nous faisons les choses désormais de manière responsable, résolument, est-ce que le pari n’est pas tenu ? C’est bien ce que nous allons essayer de voir tout à l’heure dans la présentation globalede ce que depuis bientôt 5ans, nous avons commencé par faire ensemble. Pour finir, moi j’ai la conviction que notre pays est déjà un autre pays. J’ai la conviction que plus rien ne nous effraie. La conviction que le Bénin, en vérité, est une grande Nation.Nous avons même réussi les réformes les plus difficiles, qui nous ont mis à l’épreuve, qui nous ont couté des sacrifices énormes et nous avons tenu. Et aujourd’hui, le constat est que jour après jour, les uns et les autres, voient la pertinence de ces réformes-là. En réalité, et pour ne pas vous décevoir, en réalité, c’est cela. Ce que nous avons fait de plus grand, nos réformes.Construire des kilomètres de routes, à la limite, ce n’est pas grand-chose.Amener de l’eau aux uns et aux autres, certes c’est vital mais notre nation étant éternelle, ce qui importe surtout de réaliser, c’est d’abord d’assurer notre survie, notre développement éternellement. Le vrai bilan de notre action depuis 4ans, c’est notre capacité désormais à faire face à notre destin, à nos besoins, et de manière durable. Désormais, forts, capables, confiants en nous-mêmes, sérieux et rigoureux, ses choses-là, nous serons capables de les faire 5, 10, 20, 50 même 100 fois. »

    APRES LA PRESENTATION DE QUELQUES DONNEES DU BILAN

    Mesdames et messieurs, nous avons suivi le détail chiffré de notre action commune depuis bientôt 5ans. Est-ce notre action commune, depuis 5ans, ne se matérialise que par ce qui est visible ? Et bien non ! Dans beaucoup de domaines, ce que nous avions fait et qui n’est encore point visible, nous donnera satisfaction de manière plus importante dans les jours, les mois à venir. Je vous donne un exemple : le marché Dantokpa que nous avons évoqué avec tant d’ardeur, nous sommes en fin de mandat et apparemment, rien n’a été fait. Mais en fait, tout est déjà fait. Les études ont été longues, parce que déplacer un marché, on a beau avoir les moyens financiers qu’il faut, déplacer un marché, ce n’est pas évident. Les enquêtes, les études techniques, les études au plan sociologique, au plan environnemental peuvent mettre 3 à 4 fois plus de temps que ce qu’on a pensé au début. Et comme l’a dit le Directeur de la communication, après 1an ou 1an et demi d’études et de conclusions, il faut parfois recommencer à zéro. Il faut repartir encore. Et comme notre ambition, ce n’est pas de nous faire plaisir dans le temps immédiat, mais de réaliser des choses qui traversent le temps et les générations, nous n’avons jamais hésité à recommencer toutes les fois que cela s’avère nécessaire. Dantokpa, ça y est ! Pour ceux qui ont suivi, des appels d’offre ont été lancés et les entreprises sélectionnées. Financement mobilisé depuis longtemps et les travaux démarrent. Mais je vais être plutôt satisfait pour nos dames, pour nos amis, pour les sieurs qui sont dans les marchés de gros et de détails à Dantokpa, pour leur dire que notre ambition, va se réaliser que nous aurons le marché de gros comme aucun pays de l’Afrique de l’Ouest ne l’a. Faites confiance à notre pays, faites confiance aux études qui ont été réalisés. Nous avons à construire, travailler pour notre pays pour demain. Si nous ne voyons pas grandet que nous craignons les petites difficultés, nous n’allons pas nous développer, nous n’allons pas nous enrichir. Parfois, il faut avoir le courage d’affronter le changement d’habitude, le changement de confort parce que mes chères dames, si nous vendons à Dantokpa, c’est parce qu’il y a un besoin, c’est parce que nous disposons des gens capables d’acheter. Si nous déplaçons le marché et que nous ne laissons aucune possibilité, les clients iront là-bas. Faites-nous confiance ! Je vais vous dire, beaucoup de camions circulent dans Cotonou, abîment nos voies, polluent notre environnement, pourtant c’est nécessaire pour le transport. Mais dans une ville qui se modernise et donne l’envie de se développer, il ne faudrait pas qu’il y ait des entrepôts partout dans les maisons, dans les résidences. Dans quelques années, il n’y aura plus d’entrepôts dans la ville de Cotonou. Construire un pays nous amène à faire des choix parfois difficiles notamment pour demain ou après-demain. Et c’est pour cela que non loin du marché de gros, il sera prévu des batteries d’entrepôts. Les études sont terminées, les travaux démarrent et dans 2 ou 3 ans, le pole commercial de gros de tout ce qui est volumineux et nécessite les transports par camions, sera transféré sur ce site et sera le pôle ouest africain le plus grand en Afrique, un peu comme Dantokpa aujourd’hui. C’est ce que nous avons fait ensemble depuis 5vans. Ce n’est pas visible mais c’est terminé. Vous avez vu l’hôpital de référence dont les travaux viennent de démarrer seulement, mais cela fait 4vans que les études ont démarré que le financement est disponible mais cela n’a pas été possible de le faire sortir de la terre en un rien de temps. Le plus important pour nous est d’avoir programmé, d’avoir étudié, d’avoir engagé, d’avoir mobilisé des financements nécessaires. Le reste c’est de fermer les yeux, le temps de la construction. Des exemples du genre sont multiples. Je pouvais aussi citer l’exemple des 20 mille logements. Avoir les financements, c’est une chose mais construire une cité qui va tenir compte de toutes les exigences d’une ville nouvelle, confortable, sécurisée, futuriste, qui évolue et dans laquelle il y a l’internet pour ceux qui ont plus de moyens ainsi que pour ceux qui vont avoir les logements moins chers, une cité assainie complètement, que nul ne se soucie de l’évacuation de ses eaux usées( des eaux grises), que l’électricité soit permanente, que l’eau soit permanente et de bonne qualité, que l’eau puisse monter même à l’étage, aujourd’hui, ceux qui ont une maison à étage le savent bien, qu’il faut un suppresseur pour que l’eau monte. Cela n’est pas normal. Et une ville nouvelle doit résoudre ces problèmes-là. Pourque même si les tuyauteries dans Cotonou ne nous permettent pas encore à court terme d’avoir de l’eau sans suppresseur aux 6ème ou au 10ème étage, que dans la ville nouvelle, nul ne soit obligé d’avoir un suppresseur pour avoir de l’eau à bon débit quelle que soit la pièce dans laquelle il se trouve. Ces choses-là parfois, nécessite du temps, beaucoup de temps et aujourd’hui les travaux ont démarré. Pour ceux qui par curiosité sont allés visiter les chantiers, ils ont dû voir les grands axes de desserte qui ont été construits, qui donnent l’envergure de ce que sera ce site pour la première partie des 20 mille logements c’est-à-dire environ 12 mille logements. Les premiers bâtiments sortent de terre. Tout à l’heure, il a dit sur un premier lot de 3 mille qui a commencé parce que l’appel d’offre a été lancé, bouclé, adjugé. Le deuxième appel d’offre va sortir bientôt pour adjuger un autre lot de près de 2 mille bâtiments. D’ici 1 an, nous aurons fini de lancer tous les appels d’offre. Cela ne dépend pas du régime en place, ce n’est pas fonction de celui qui sera Président ou ministre dans quelques mois, c’est fait, c’est réglé, c’est lancé, cela n’a plus rien à avoir avec un régime à venir. Ces appels d’offre sont programmés, les financements sont obtenus et il ne reste que le temps de la construction. C’est presque dans tous les domaines. Le complexe hôtelier qui a été évoqué, n’eut été COVID, cela fait des mois que ce chantier aurait déjà démarré. Mais cette pandémie qui a frappé également le Bénin, a ralenti de presque six mois voire même presque neuf mois. C’est surtout ce qui s’est passé dans le domaine touristique.Nous avons engagé un programme ambitieux. Là également, il faut du temps pour être visible même si tout ou presque tout est prêt. Pendjari, notre parc animalier, c’est pratiquement fait. Il reste quelques acquisitions. Les aéronefs qui peuvent même acheminer aisément les clients de Cotonou à Porga, à Natitingou, à Tanguiéta ou sur le parc même, c’est déjà fait. Nous n’avons pas attendu que les clients viennent avant de faire des investissements nécessaires parce que c’est cela qui va leur permettre de venir à Cotonou parce qu’ils savent qu’ils peuvent aller facilement dans le parc sans faire une journée entière de route. Mais si Pendjari est pratiquement fait, Ganvié, il a dit tout à l’heure, reste à réhabiliter. Le monde est de plus en plus exigeant en ce qui concerne le tourisme. Amener des milliers de touristes ou des millions de touristes à Ganvié, dans 5ans, dans 10ans, cela ne peut être possible si Ganvié – qui certes nous convient tel qu’il est-,si Ganvié reste ainsi, ce n’est pas possible. Il faut résoudre le problème d’évacuation des eaux usées. Cela est très, très compliqué ! Comment organiser l’enlèvement et l’évacuation de ces matières concernant 30 mille personnes ? Vous avez beau avoir les moyens financiers, il faut trouver les moyens techniques de le faire durablement en préservant l’environnement sans modifier l’habitude des gens. On a fait le tour du monde parce que des villages lacustres, il y en a dans le monde. Combien ont réussi à résoudre ce problème. Il n’y en a pas beaucoup. Mais comme nous voulons être le meilleur en toute chose, nous voulons que Ganvié quand ce sera fait, soit le meilleur village lacustre à visiter par le monde. Et c’est notre ambition d’être les meilleurs,d’être performants, de sortir le meilleur de nous-mêmes pour que même si le Bénin est situé sur le continent africain, le continent de tous les défis, de toutes les déviances, de toutes les méfiances, de toutes les réserves, de toutes les craintes, que le Bénin soit l’oasis de ce continent. Le meilleur reste à venir, le meilleur est déjà fait et reste à jaillir, pour notre satisfaction à nous tous, puisque c’est notre effort commun. Tout cela, mesdames et messieurs, pourquoi subitement est devenu possible ? Comme je l’ai dit quelque part il n’y pas longtemps, est-ce que le Bénin a gagné au loto récemment ? Moi je n’ai pas entendu que le Bénin a gagné à un loto ou a gagné des centaines de milliards quelque part. Le Bénin n’a pas découvert du pétrole, de l’or, de diamant ? Non ! Mais subitement, ce pays est devenu un pays riche. Qui investit autant des centaines de milliards, des centaines de milliers de milliards. Cela parait surréaliste. Les choses qui sont un tout petit peu visible et pour le maximum, visible dans quelques mois ou quelques années, c’est notre effort commun, c’est notre argent. C’est vrai, nous allons au financement pour une bonne part mais on sait très bien que le monde est de plus en plus exigeant et qu’on ne prête qu’aux riches. Si le Bénin est capable d’emprunter autant sur le marché financier, c’est parce que le Bénin est riche. Le Bénin est riche de nos impôts, de chaque franc que l’Etat collecte sur chacun de nous, le Bénin est riche de la manière dont il dépense ses impôts. Le Bénin est riche de ce que nous savons désormais économiser, le Bénin est riche de nos efforts, de nos peines, de nos sueurs. Parce que le richen’est pas seulement celui qui après avoir constaté qu’il a une masse d’argent la met dans sa poche le dépense pour son plaisir du jour, pour ses besoins du jour. Mais c’est celui qui sait construire durablement la satisfaction de ses besoins, qui sait construire durablementla satisfaction dess besoins de confort, de survie,et ça désormais on sait le faire. Le peu que nous avons, nous savons le gérer avec sérieux, rigueur, parfois même avec un peu de sacrifices pour satisfaire tous nos besoins, construire le pays et puis satisfaire après nos besoins de confort. C’est ce que nous sommes devenus en moins de 5ans à peine.

    Mesdames et messieurs, l’occasion de cette reddition de compte, ce bilan, me donne l’opportunité de faire ce constat et de féliciter les uns et les autres, de féliciter le Bénin entier auquel nous appartenons, notre renaissance. Cette génération qui est entrain de réaliser ce miracle, est la même que celle qui était là il y a 5 ans, disons les mêmes acteurs. Le Bénin, à l’origine, était un pays de dignité mais à nouveau nous retrouvons notre dignité. Cette même génération fait qu’aujourd’hui, des béninois osent avouer leur origine, leur nationalité. En moins de 5ans, nous avons donné une autre image de notre pays à nous-mêmes, nous avons donné une autre image du Bénin à ceux qui nous observent. Les quelques enfants qui aujourd’hui ont droit à un repas des cantines scolaires, si ces enfants l’ont, c’est parce que nous transpirons nous tous. S’il y a eu quelques kilomètres de route c’est parce que c’est nous tous qui transpirons qu’il y a eu ces quelques km. S’il y a une adduction d’eau ici ou là, un forage ici ou là, c’est de l’effort de nous tous. C’est ce qui est extraordinaire. Le Bénin contribue dans son ensemble à réaliser les besoins de certains seulement aujourd’hui, des uns et des autres, et demain ce sera le tour d’autres personnes. Après demain, le reste. Mais notre effort commun constant, nous transpirons, mais nous voyons les effets. Nous voyons le fruit de nos labeurs, de notre transpiration.Le pays est chaud ?Bientôt nous serons totalement indépendanten énergie. Ce n’est même pas bientôt,c’est fait déjà. Le Bénin capable de vendre du courant. Ce qui est extraordinaire, c’est que les grands peuples, les grandes Nations, les grands hommes sont ceux qui ont été capables de vaincre tout ce qui a pu être en travers de leur chemin de développement, tous ce qui a pu les caractériser à un moment donné et qui les déchirent. Si notre pays a sombré par notre faute et qu’aujourd’hui nous sommes capables du contraire de manière aussi visible, est-ce que ce n’est pas la marque des grands peuples ? C’est ça en fait, ce qui me donne,moi, de la fierté. Bientôt, nous allons avoir le siège d’un Parlement qui aura quelque chose d’extraordinaire. Je souhaite que Dieu accorde longue vie aux uns et aux autres, tout au moins les 3 ou 4 ans prochains. Que nous allions visiter le siège du nouveau parlement et en rentrant, se prosterner devant la dépouille mortelle, le sarcophage témoin de nos travers si récents mais déjà si lointains. Est-ce que ce n’est pas cela ?Nos faiblesses, nos travers si récents mais déjà si loin de nous. En 4ans, nous avons conjuré ce mauvais sort, en 4ans nous avons engagé une nouvelle dynamique, notre renaissance ! permettez-moi de vous dire Bravo ! Et permettez-moi de vous exhorter, chacun de mes compatriotes pris individuellement, à préserver et à défendre cet acquis, ce que nous sommes devenus désormais ou alors ce que nous avons retrouvé, notre grandeur, c’est mon exhortation, mesdames et messieurs, que le seigneur nous accorde de ne plus retomber dans nos travers. Mes chers amis, ce soir, c’est la conclusion que je veux qu’on tire ensemble. C’est sur ce mot seul que je voudrais qu’on se sépare, Notre renaissance ! C’est le bilan de nos 5années ensemble. Demain ou après-demain, quel que soit celui qui sera Président, le Bénin ne quittera plus les rails de son développement, non !

    Le sort de Missèbo ?

    Vous avez souhaité savoir quel va être le sort réservé à Missèbo après le transfert du marché de Dantokpa. Quand le marché va quitter son emplacement actuel, c’est tout le marché, malheureusement. Il y aura quelques difficultés, c’est vrai, pour ceux qui aujourd’hui ont construit et ont transformé leur demeure en marché. C’est vrai ce sont des investissements qu’ils ont faits et ils vivent de cela – c’est une réalité. Mais on ne peut pas construire le pays sans sacrifice. Donc il n’y aura plus du tout d’étalage ni dehors ni à l’intérieur dans toutes ces zones. C’est difficile mais c’est la réalité. Parce que, il n’y aura pas de concurrence déloyale et la zone est promue à d’autres investissements, à d’autres réalisations.Ceux qui sont là aujourd’hui pourront même, à défaut de transformer leur habitat pour d’autres usages, pourront peut-être dans des transactions immobilières, gagner même plus qu’ils ne le font aujourd’hui, parce que la berge lagunaire, est quelque chose qui vaut beaucoup plus que ce que nous en faisons actuellement. Je veux leur dire qu’ils n’ont pas à se stresser, à avoir peur du devenir de leur investissement mais que la nouvelle dynamique permettra à chacun de trouver son compte autrement.

     

    La formation et l’emploi des jeunes

    Comment l’investissement qui est en cours, tout ce qu’on voit, peut créer de l’emploi ? La création d’emploi est toujours la conséquence d’une dynamique. Il faut que dans le pays, il ait des investissements préalables à l’investissement proprement dit. Il s’agit de l’électricité, les routes, l’eau. Vous avez dû constater que depuis, il y a une certaine dynamique dans le pays, qu’on commence à sentir que les emplois commencent à se créer doucement. Bientôt la zone économique spéciale va voir l’implantation de plusieurs usines. Quand on va à Allada, je vous donne un petit exemple. On a vu tout à l’heure que la transformation de l’ananas est passé de 15% à 50%. Ceux qui font la transformation pour sortir du jus le font parce qu’ils sont téméraires mais ils ne gagnent pas beaucoup d’argent, parce que la plupart ont des groupes électrogènes. Ils utilisent du gasoil, et produisent les jus à des coûts non compétitifs. Bientôt quand ils auront tous du courant de manière régulière, de bonne qualité et à bonne tension, ils vont pratiquement diviser par 2 leur coût de production.Parce qu’aujourd’hui, l’énergie est devenue un élément essentiel de l’industrialisation. Peut-être dans un ou deux ans, nous allons peut-être transformer trois quarts à 80% de notre production d’ananas. C’est autant d’emplois créés. Il faut attendre un tout petit peu, que les jeunes aient le courage et la patience et nous avons à leur dire la vérité sur ces choses-là, que c’est la dynamique globale qui va générer de l’emploi. Mais il y deux secteurs dans lesquels, au-delà de l’industrialisation qui va créer d’emplois, deux secteurs qui dans peu de temps vont créer des milliers d’emplois : ce sont le tourisme et l’agriculture. Les investissements que nous faisons dans le domaine du tourisme qui iront de la Pendjari en passant par Boukoumbé, dans la zone des Tata Somba, en descendant par le palais royal à Nikki, jusqu’à Abomey-Bohicon, le musée des Rois et des Amazones, la route des couvents, la route des esclaves, jusqu’à Cotonou, Ouidah, jusqu’à Kétou, cela va générer assez rapidement des emplois directs énormes, indirects, n’en parlons pas. Le tourisme dans le monde aujourd’hui, est le 3e secteur économique après l’alimentation et, de plus en plus, la communication englobant le numérique. Tous les pays qui ont su se développer du tourisme, parfois ce sont contenter de cela pour vivre. Et ça, je voudrais dire aux uns et aux autres que une fois ces investissements qui nous coûtent très chers – des centaines de milliards que nous sommes entrain de dépenser – pour créer et réhabiliter nos patrimoines, pour créer des conditions de développement du tourisme parce que le pays a beau avoir du potentiel, si on ne fait ce qu’il faut (j’ai parlé tout à l’heure de Ganvié), Ganvié ne drainera pas des centaines et des milliers de touristes. Aujourd’hui, c’est un secteur très exigeant. Je donne un autre exemple, Ouidah, on observe que quand n’importe qui vient à Cotonou, ou au Bénin, on l’amène à Ouidah. C’est fréquent. C’est pour cela nous voulons investir énormément pour créer un patrimoine qui effectivement va faire de l’attraction à Ouidah. On quitte Ouidah, on va sur la côte, on fait 1 km ou 2 km, on a une station balnéaire, une belle plage où on peut nager. Nous sommes entrain de faire 5km de digue dans l’eau immergée. Pour la balade, il faut que les gens aillent voir. Pour le moment, cela ne sert encore à rien. Mais pour construire des hôtels au bord de la mer, pour que des milliers de personnes viennent là, il faut que ces gens-là puissent nager en sécurité. Mais pour que les gens puissent nager tranquillement, il faut casser le courant marin. On est entrain de dépenser près de 50 milliards pour le faire et pour créer cette barrière. Et c’est après ces travaux qu’il aura des hôtels le long de la côte. Tant qu’on n’a pas fait ça, il n’y aura pas d’Hotels parce que les gens ne vont pas venir rester dans leurs chambres d’hôtels et regarder la mer seulement. Personne ne viendra pour ça sauf quelques-uns. Cet investissement préalable qui est entrain d’être fini pratiquement, va générer maintenant la construction d’hôtels et ça va compléter notre offre touristique : le musée des amazones, des rois d’Abomey, à quelques pas la route de l’esclaves, le bateau négrier en grandeur nature dont les travaux ont commencé pratiquement. Cet ensemble va créer des dizaines, des centaines et des milliers d’emplois. Ce n’est plus un rêve, ce n’est plus un espoir mais un programme qui a démarré et on va dépenser autant de milliards pour notre plaisir à nous? c’est parce que c’est commercial. Et ça, il faut que les jeunes aient l’assurance. C’est pour cela qu’on va démarrer avec la formation des guides et des personnes à employer dans la chaine touristique même si cette année c’est rater à cause de Covid.

    Pour aller rapidement sur le secteur agricole, c’est un domaine dans lequel les créations d’emplois s’observent et vont être multipliés par 2 par 3 par 4 et même par 5 parce que le Bénin est entrain de devenir une puissance agricole. Nous sommes premiers dans le coton, on ne va pas s’arrêter là. On va être premier dans le riz bientôt. Dans 2 à 4 ans nous serons à plus d’un million de tonnes de riz car nous sommes déjà à 400 mille tonnes pour peu d’investissements. Les efforts actuels vont nous amener à doubler notre production de riz d’ici 3 à 4 années. On va décortiquer car actuellement on vendle riz paddy au Nigeria. Mais dans le secteur agricole, les jeunes pourront y travailler si le secteur est moins pénible. S’il ne faut pas tenir la daba et plutôt avec des engins, on peut travailler le sol, beaucoup de gens iront à la terre. La plupart des enfants du Bénin viennent des familles qui sont dans des communes rurales. Personne ne veut travailler la terre car elle n’enrichit pas. Si on commence à devenir riche et travailler moins péniblement la terre, avec un peu plus de technologies, ce seront des milliers de gens qui vont se déployer dedans. La transformation des produits agricoles va créer également des emplois. Donc ces deux secteurs dans lesquels nous investissons beaucoup après les infrastructures qui malheureusement sont préalables vont créer des opportunités d’emplois, de commerce, d’industries, et de prestations de loisirs parce que les gens vont gagner de l’argent, vont manger, vont se divertir et consorts. C’est une chaîne malheureusement, on n’y ait pas encore. Mais nous ne sommes pas loin. Je voudrais vous dire que c’est pour demain ou bien que cela a commencé. Et c’est parce qu’on n’a jamais commencé qu’on n’y est pas. Maintenant quand on a commencé, vous verrez bien que dans 1, 2, 3, 4ans, le Bénin va absorber un grand nombre de ses demandeurs d’emplois. Mais pour finir, la chose la plus importante que vous avez évoquée. Je l’ai dit et cela a semé beaucoup de polémiques. J’ai dit que nous formons des chômeurs. Parce que quand il aura des industries et consorts, si on ne sait pas faire, les gens viendront d’ailleurs pour travailler. On a voulu développer la fibre optique dans le pays, on a manqué de techniciens pour conduire la fibre d’ici au nord, c’est la réalité. Et c’est pour cela on a créé une école des métiers du numérique parce que c’est un domaine qui consomme beaucoup de main d’œuvre, qui crée de l’emploi,Mais les gens ne sont pas formés. On veut des industries. Des industriels sont venus icipour faire des installations. Ils disent qu’on n’a pas de courant. Certes c’est entrain d’être résolu. Ils ont checké dans le pays, on n’a pas grand- monde formé aux métiers industriels. Donc on n’a pas d’industries faute de main d’œuvre qualifiée. C’est pour cela qu’il faut qu’on inverse rapidement notre mode de formation. Nous avons mis en place un nouveau mode dans l’éducation nationale qui ne sera pas aisé pour les uns et les autres mais qui est incontournable.Aujourd’hui c’est vrai, nous formons à peine 30% de nos enfants dans les métiers et encore, il y a les métiers intellectuels comme la comptabilité et autres. Mais si on regarde les métiers pratiques comme la mécanique,l’électronique, la plomberie, la menuiserie, ce sont des choses que nous consommons au quotidien mais qui pour une bonne part sont importées. Si on forme les gens dans ces domaines-là, nous allons résoudre le problème de l’emploi plus vite que nous le pensons. Et notre programme, c’est de créer des écoles techniques presque partout. C’est lancé, nous avons déjà une bonne partie des financements nécessaires pour que d’ici 2 ou 3ans – on commence là, les constructions de écoles, des collèges et lycées techniques dans toutes les communes sans abandonner la formation dans les domaines de culture générale – on va orienter nos enfants à aller dans les métiers pour que à la sortie, qu’on sorte au niveau BEPC, BAC, licence, master ou doctorat, sur 100 personnes qui vont sortir désormais de nos écoles, 70 seront formés aux métiers, 70 au minimum. Les effets ne seront visibles que dans 5 ou 10 ans. Pourquoi ? un enfant qui rentre à l’école, avant de sortir, il lui faut 3 à 7 ans. Donc on fait des choses dont personne ne verra les effets de manière immédiate. Mais gérer un pays, c’est régler les problèmes d’aujourd’hui et régler les problèmes de demain. C’est ce que nous faisons.Comme je l’ai dit tout à l’heure, ce n’est pas visible mais ça nous coûte beaucoup d’argent, beaucoup d’énergie, beaucoup de volonté mais ça y est, c’est engagé. Vous avez vu ceux qui ont été recrutés pour aller en formation en France, à cause de COVID on a eu du mal à envoyer le nombre qu’on a prévu. Certains sont partis mais d’ici l’année prochaine, c’est des centaines d’élèves-professeur qui iront au Canada, en France, en Belgique pour être formés pour devenir des professeurs dans des écoles de métiers, les écoles techniques.Parce que si on construit les écoles et qu’on n’a pas d’enseignants qualifiés, on va attendre ? C’est pourquoi on a commencé déjà à les envoyer se faire former.Ça a commencé déjà cette année. Tout est planifié pour que dès leur retour de formation, les écoles soient déjà construites, qu’ils forment d’autres enseignants…

    Ce mot de fin est à l’endroit du gouvernement, de mes collaborateurs, des ministres, des cabinets aussi bien présidentiels que ministériels, des institutions de la République. Pendant ces 5 années qui se terminent, les uns et les autres ont été vraiment à la tâche avec abnégation, avec tout le sacrifice nécessaire, avec foi, avec passion, et j’ai pu voir les uns et les autres parfois au bord de l’épuisement. Ces résultats que nous partageons n’ont pas été possible sans leur détermination, je voudrais devant vous tous les féliciter. Je voudrais sincèrement les remercier pour leur dévouement pour la cause de notre cause de développement. Je voudrais également féliciter les institutions de la République, le Parlement, la HAAC, le CES, la Cour constitutionnelle, la Cour suprême, car elles ont tout contribuéà l’ensemble de ce que nous avons pu faire depuis ces 5 années. Elles ont inlassablement communiqué chacune restant dans son rôle avec le gouvernement pour accompagner notre Nation commune et ont prodigué les conseils pour les décisions qu’il faut pour chaque fois nous ramener dans le bon chemin et cela a été très utile. Je voudrais particulièrement saluer la 7ème mandature de l’Assemblée nationale, le Parlement qui a passé la main à la mandature actuelle. Ils nous ont accompagnés dans le vote de certaines lois utiles, nécessaires mais difficiles. Il en est de même pour la mandature actuelle, la 8ème qui travaille comme jamais dans l’élaboration et le vote des lois. Ce qui se passe est vraiment extraordinaire. Moi je suis sincèrement admiratif du dévouement des institutions et de leurs membres pris individuellement et collectivement. Je me joins au peuple béninois tout entier et à mes concitoyens pour leur adresser mes félicitations, mes remerciements et dire que le constat de notre renaissance se traduit aussi par leur disponibilité et leurs performances. »

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