Cantines scolaires : Pam-Choithrams, l’idylle entre l’école et les communautés

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    jardin scolaire

    Tirer des champs scolaires les produits nécessaires à la préparation des repas et donner vie aux activités génératrices de revenus pour la communauté, l’approche du Programme national de l’alimentation scolaire intégré (Pnasi) est en marche dans les écoles. Après cinq années de mise en œuvre dans l’école primaire publique d’Agontimè sise à Athiémé, l’approche développée grâce au partenariat entre le Programme alimentaire mondial (Pam) et Choithrams a porté ses fruits.

    L’école primaire publique d’Agontimè est située à Kpinnou dans la commune d’Athiémé. Une cuisine moderne et un réfectoire spacieux sont construits dans l’établissement. Depuis la construction de ces bâtiments grâce au tandem Pam-Choithrams, certaines difficultés ne sont plus que des souvenirs. «C’est une satisfaction parce que les enfants ont l’habitude de manger dans les salles de classe mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, grâce à Choithrams, nous avons une cuisine qui va durer dans le temps puisque chaque année on reprend pratiquement la cuisine », confie Ignace Houéssou, directeur de l’école primaire publique d’Agontimè. L’Epp Agontimè dispose d’un jardin d’environs 300 mètres carré. Les produits frais et autres légumes nécessaires à la préparation des repas sont tirés de ce jardin. « Ce site qui produit une diversité de légumes, est irrigué par le lac Toho », explique le président Ape de l’Epp Agontimè Francis Kounoudji.  Selon Améyovi Godjan, Faustin Akakpo et Francis Kounoudji, les volontaires en charge de la gestion du jardin scolaire de l’Epp Agontimè, la communauté est associée à l’exploitation du jardin. Les volontaires en charge de la gestion du jardin sont régulièrement formés sur les itinéraires techniques et sur la gestion de jardin comme une exploitation agricole. Le Pam  a doté le jardin de semences, de grillages en fer métallique pour sécuriser le domaine. Au total, vingt écoles réparties dans trois départements tels que l’Atacora (5 écoles dans la commune de Boukoumbé et 5 écoles dans la commune de Toucoutouna), l’Ouémé (5 écoles) et dans le Mono (5 écoles dans la commune d’Athiémé) bénéficient de l’approche du Programme national de l’alimentation scolaire intégré (Pnasi) du tandem Pam- Choithrams. «Cette approche est de montrer l’évidence aux communautés, aux élus locaux et même au   gouvernement, de savoir que lorsqu’on parle de cantine scolaire, on voit le réfectoire, une cuisine, un jardin, des enfants qui mangent à la cantine, des activités génératrices de revenus menées par les communautés pour porter la cantine scolaire et promouvoir le bien-être de leurs enfants », a expliqué  David Adomahoun, responsable des activités de la cantine scolaire dans le département du Couffo.

    Une deuxième phase…

    Il a été initié l’acquisition de moulin aux écoles pour permettre aux communautés de mener des activités génératrices de revenus pour que dans un premier temps, le maïs de l’école puisse être écrasé gratuitement dans ce moulin et que la communauté s’en serve pour moudre leur maïs. Les revenus issus de cette activité sont utilisés pour motiver celui qui s’occupe du moulin et renflouer la caisse de la cantine. Choithrams (donateurs privés indiens) injecte 750 mille de dollars Us pour les trois ans 2019 à 2021 pour soutenir le développement des cantines scolaires dans 20 écoles des départements de l’Atacora, du Mono et de l’Ouémé

    Des revenus à la communauté

    « Les revenus issus du surplus sont divisés en trois parties. Une part sert à payer les trois personnes responsables de la gestion du jardin, une part est versée dans la caisse de la cantine pour le fonctionnement de la cantine et la troisième partie sert à continuer à toujours acheter les semences, d’entretenir le générateur, d’entretenir le système d’irrigation et de rendre durable l’activité », précise David Adomahoun.  L’appui de Choithrams a permis l’amélioration de la performance de l’école. « J’ai été très contente de l’arrivée de la cantine dans notre communauté. Nos enfants souffraient avant. Ma contribution était de mettre à disposition ce domaine où nous pouvons cultiver des légumes pour nourrir nos enfants » a martelé Mme Améyovi Godjan. Pour la Vice-présidente du regroupement Kounoudji Yaba, l’appui de Choithrams contribue à l’autonomisation des femmes membres de groupement. Les gains issus de leurs activités pourront participer à la vie de la cantine, a-t-elle précisé. Il faut préciser que le partenariat entre le Programme alimentaire mondial (Pam)  et Choithrams dans  le cadre de la mise en œuvre du Programme national de l’alimentation scolaire intégré (Pnasi) dans vingt écoles réparties dans trois départements a débuté en 2015.

     

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