Triste matinée du vendredi 24 juillet 2020 à Cotonou ! Une embarcation chargée de 12 personnes a chaviré vers huit heures sur la lagune de Dantokpa. Bilan : 4 morts dont 1 enfant de neuf ans et 8 survivants parmi lesquels 2 enfants de deux ans, sauvés grâce à l’action du groupe d’intervention subaquatique des sapeurs pompiers basé au marché Dantokpa.

Leurs familles ne les reverront plus jamais! Nadège 18 ans, Elodie 17 ans, Luc 20 ans et Eloïde 9 ans ont perdu la vie le vendredi 24 juillet 2020 dans un naufrage survenu dans les eaux du lac Nokoué. Alors qu’ils se rendaient à ‘’Houédogbadji’’, localité lacustre de la commune de So-Ava à bord d’une barque motorisée, ces jeunes gens n’arriveront jamais à destination. Le drame est survenu à 2 kilomètres des berges de l’arrondissement de Yénawa (ndlr, quartier sis à Akpakpa), point de départ de l’embarcation. « Le vent a soufflé et l’eau est rentrée dans la barque », témoigne Céline Ahissounon, une survivante, les larmes aux yeux. La barque chavire, les jeunes gens trouvent la mort. Alerté, aux environs de huit heures, le groupe d’intervention subaquatique des sapeurs pompiers se dépêche sur les lieux. « Il y avait 12 personnes à bord dont deux enfants de 2 ans », précise le commandant Gérard Boton Faton, responsable du groupe d’intervention subaquatique des sapeurs pompiers basé à Dantokpa. « Nous avons sauvé ceux qui se débattaient encore. Nous sommes arrivés ainsi à sauver 2 enfants et 6 adolescents. Les naufragés nous ont informés qu’il y avait encore des gens sous l’eau. L’équipe s’est alors organisée pour se lancer dans des recherches en profondeur», explique Gérard Boton Faton. Selon  Marceline Ahissounon, une survivante, la barque transportait des instruments, des chaises, des pagnes et des plats car le groupe de passagers se rendait à l’enterrement de son beau-père, un enterrement prévu pour le lendemain. Marcelline avait sollicité leur aide pour l’organisation de la cérémonie.

Vents et montée des eaux

Le naufrage de l’embarcation  a été provoqué par le vent, souvent violent en ces temps de crue. Malgré les différentes sensibilisations, les convoyeurs respectent très peu les mesures prescrites. Pour le commandant Boton, l’heure de la répression a sonné. « Dans cette période de grands vents, nous étions déjà en pleine sensibilisation. La semaine dernière nous avons regroupé les marins des villages lacustres pour les sensibiliser sur la période des grands vents et de la montée des eaux. Pour ce qui vient de se passer, nous sommes obligés de commencer la répression».

 

 

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