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La dernière parution a présenté, « de la vocation à la mise en œuvre » de la croissance spirituelle du chrétien. La présente et dernière parution sur le sujet expose  les étapes devant franchir par le chrétien aspirant à une si haute onction. C’est un Enseignement du pasteur Dewis Hillah fondateur de l’Eglise Action Evangélique Missionnaire.

Désireux de rappeler la part active que doit prendre le chrétien dans le processus de sa croissance spirituelle, l’apôtre Pierre écrit ceci : II Pierre 1 : 3 -9 :« Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles, vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise, à cause de cela même, faites tous vos efforts pour joindre à votre foi la vertu, à la vertu la science, 

à la science la tempérance, à la tempérance la patience, à la patience la piété, à la piété l’amour fraternel, à l’amour fraternel la charité. Car si ces choses sont en vous, et y sont avec abondance, elles ne vous laisseront point oisifs ni stériles pour la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ. Mais celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. »

Ce passage nous permet de percevoir clairement les étapes de la croissance spirituelle de l’enfant de Dieu et surtout, la part active qui est la sienne. Elles sont au total huit étapes à présenter.

Les étapes de la croissance

D’abord la foi. Elle est la croyance en l’existence de Dieu, et en l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ à la croix.

Viens ensuite la vertu qui est une « disposition ferme, constante de l’âme qui porte à faire le bien et à fuir le mal » ; c’est donc la renonciation aux œuvres mortes de la chair c’est-à-dire un refus catégorique de violer les commandements de Dieu. C’est un rejet radical de la vie de péché.

La troisième étape est la science. Il  s’agit ici de la connaissance de Dieu au travers des enseignements reçus de Dieu lors de notre étude de la Bible. Il n’est nullement question d’une recherche extra-biblique de Dieu et encore moins de révélations contraires à la Bible. Toute doctrine contraire à la Bible doit être considérée comme venant de l’ennemi de nos âmes (Galates 1 : 9).

II Timonthée 3 :16-17 :« Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et propre à toute bonne œuvre ».

La quatrième étape non négligeable est la tempérance.  C’est  » la vertu qui modère les passions et les désirs » ; c’est la sobriété en matière de nourriture, d’habillement, de retenue dans nos réactions, bref « une sage mesure en toute chose ». La tempérance, c’est le renoncement de soi ; c’est la crucifixion de ses passions et de ses désirs :

Galates 5 : 24 : «  Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs ».

La patience en est une des étapes. Elle est la « vertu qui fait supporter les adversités, les douleurs, les injures, les incommodités… » sans se décourager, sans se laisser abattre par les attaques venant de l’extérieur et par les trahisons. Dans cette acception, on peut parler de résilience. Soulignons que la patience a aussi le sens de « constance, la persévérance à faire une chose, à poursuivre un dessein, malgré la lenteur du progrès, les obstacles, les peines, les dégoûts », et malgré les échecs répétés.

Jacques 5 : 7 : « Soyez donc patients, frères jusqu’à l’avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu’à ce qu’il ait reçu les pluies de la première et de l’arrière-saison ».Cela traduit un point de vue théologique. En effet, par la persévérance en général et par la persévérance en Christ, on reçoit la récompense finale :

Luc 21 :19 : «… par votre persévérance vous sauverez vos âmes. »

Romains 2 : 6-7 et Jacques 1 : 3-4.

Le chrétien aspirant à croître en Christ doit avoir la piété. C’est la « dévotion, l’attachement aux devoirs et pratiques de la religion ». La piété implique non seulement l’obéissance à la volonté de Dieu, mais aussi une certaine consécration à son œuvre. Nul ne peut prétendre à la piété en Christ s’il ne s’implique par dans l’œuvre d’évangélisation. C’est le  minimum.

I Jean 5 : 3  :«  Car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles »

 Fraternellement

L’avant dernière étape est l’amour fraternel. C’est l’amour des frères en Christ. Cet amour suppose une solidarité à toute épreuve envers le frère en difficulté. Mieux une assistance financière et matérielle envers les frères démunis et l’accord  de l’hospitalité. L’amour fraternel  veut qu’un travail d’édification spirituelle des jeunes frères dans la foi soit fait. Aussi, leur assurer une surveillance spirituelle constante afin d’éviter  la chute et l’abandon de la foi à ces jeunes frères.  Il ne s’agit donc point d’une amitié à la manière des hommes mais d’une veille sur les frères afin qu’ils ne manquent de rien ni sur le plan spirituel et non plus au plan matériel (I Pierre 2 : 17 ; Jean 15 : 12,17 ; I jean 3 : 15 ).

La charité est enfin la dernière étape sur la liste. Elle est l’amour du prochain et celui de tout être humain, qu’il soit ou non de notre race, de notre ethnie, de notre région, de notre pays, et  de notre bord religieux. Par la charité, nous devons aimer notre prochain même s’il est notre ennemi (Mathieu 5 : 44-47). C’est l’étape finale de la croissance spirituelle. Celui qui aime son prochain a déjà accompli toute la loi de Dieu :

Galates 5:14 : « Car toute la loi est accomplie dans une seule parole, dans celle-ci: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Aimer son prochain ne consiste pas seulement à l’assister matériellement, mais aussi à prier ardemment pour lui, afin qu’il parvienne à la connaissance de la vérité divine c’est-à-dire à la connaissance de Christ de sorte à échapper au feu éternel.

C’est un véritable défi quand ton prochain te mène la vie dure !

La croissance spirituelle est la marque caractéristique de ceux qui demeurent en Christ. Elle est le seul gage de notre persévérance en Christ. Quiconque cesse de croître spirituellement est en train de mourir, c’est-à-dire de retourner à ses anciens péchés. Et comme le dit si bien l’apôtre Pierre, «   … celui en qui ces choses ne sont point est aveugle, il ne voit pas de loin, et il a mis en oubli la purification de ses anciens péchés. » II Pierre 1:9

 

VERSET DE LA SEMAINE

Les quatre piliers de la vie chrétienne

 Le Seigneur, durant son séjour terrestre en Palestine, comparait la vie chrétienne à la construction d’une maison (Mathieu 7 : 24), une maison dont Il était la pierre angulaire, « la principale de l’angle » (Mathieu 21 :42 ; Actes 4:11 ; 1Pierre 2 :7). Pour bien comprendre cette analogie entre la « vie chrétienne » et la  » maison bâtie », il faudrait  avoir une idée précise du modèle architectural des maisons en usage en Israël au temps du ministère physique du Seigneur.

Les Juifs construisaient le plus souvent  avec des briques en terre cuite et des pierres brutes ou taillées et tirées des roches (Lévitique 14 : 34-45 ;). De ce fait, leurs constructions avaient besoin d’une pierre angulaire pour débuter son édification, pour en assurer un alignement géométrique régulier et pour donner une grande stabilité au bâtiment par la suite.

La pierre angulaire ne se pose pas sur du sable mais sur un roc ou un rocher. C’est elle qui soutient  la fondation de la maison chez les Juifs.

Et, à partir de la fondation,  on élève des piliers en pierre brute, en pierre taillée, en airain ou en bois dur. Les piliers qui s’élèvent dans les quatre angles étaient les plus volumineux et les plus solides. Car à cause de la pierre de l’angle, les maisons étaient  des parallélogrammes de forme carrée ou rectangulaire. Relativement à la pierre angulaire et au fondement, la Bible déclare :

Éphésiens 2 : 20 « Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. »

 

Actes 4 :11

I Pierre 2 : 7

Eu égard à ces versets, nous comprenons donc bien que c’est le Seigneur Jésus-Christ seul qui rend possible la construction de la maison de Dieu qui est l’Église, mais aussi la construction de la maison de chaque chrétien. Et chaque chrétien doit comprendre aussi qu’il ne peut s’écarter de l’enseignement des apôtres pour se mettre à prêcher un autre évangile (Galates 1 : 6-9).

Les piliers de l’angle sont les quatre choses fondamentales sans lesquelles la vie en Christ ne peut prospérer. Il s’agit de : la prière, la lecture de la Bible, la louange, le témoignage (de l’œuvre de Christ à la croix).

Ces quatre piliers de la foi chrétienne sont aussi semblables aux quatre roues d’une berline. Si une seule roue venait à manquer, cette voiture ne peut rouler. Et très souvent dans notre marche avec le Seigneur, il nous arrive, pour des raisons diverses, que nous n’ayons pas suffisamment de temps pour rester en Sa présence pour prier, pour méditer Sa Parole, pour le louer. Même nos réunions d’église ou d’assemblée sont chronométrées.

N’ayant plus le temps pour adorer le Seigneur, il est évident que notre témoignage de son œuvre à ceux qui ne le connaissent pas soit rare et peu puissant.

Et chemin faisant, nous perdons toutes forces pour résister à la tentation et par ricochet au mal (Mathieu 26 : 41).

Pasteur Dewis Hillah

Paroisse Action Evangélique Missionnaire /66458018

 

 

Par Marius Kpoguè  

 

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