Les plantes médicinales d’ici et d’ailleurs Le CAILCEDRAT : L’arbre martyr

0
37

En Afrique en général et au Bénin en particulier, nombreux sont ceux qui se ruent sur certaines plantes médicinales afin de les utiliser pour guérir des maux dont ils souffrent. Parmi ces plantes médicinales les plus prisées nous avons le cailcédrat, présent un peu partout en Afrique subsaharienne.

Le tronc marthyrisé du cailcédrat
Khaya senegalensis de son nom scientifique, zunzatin en fon, le cailcédrat est mis en terre un peu partout ce qui le rend accessible à tout le monde et fait de lui un arbre martyr.
Le cailcédrat possède de nombreuses vertus selon les tradipraticiens. Dans la pharmacopée africaine et béninoise, son écorce réduite en poudre permet de lutter contre les maux de ventre, le paludisme, la régularité des menstrues. Sous forme de décoction, le cailcédrat permet une bonne régulation du sang, donne un bon tonus quand il est mis dans l’eau de bain du nouveau-né, il est utilisé contre les constipations et élimine les parasites intestinaux. Son bois est utilisé pour la fabrication des pirogues.
Cette multiple fonction qu’offre le cailcedrat fait de lui un arbre vulnérable. Armées d’armes blanches les populations se ruent sur lui pour son écorce, cet acharnement mettant à nu le bois, n’amène plus l’intempériesriesr aux intempéries

Beaucoup ne mesurent pas la portée de cet acte qui pour eux est salvateur mais dévastateur pour la plante puisque cette dernière ne grandit plus normalement d’après lesdits des écologistes de l’ong jees qui continuent en ces termes : « certains cailcédrats dont le bois est mis à nu, finissent pas mourir »
Ce constat malheureux peut être fait sur différentes axes de Cotonou, telle l’axe Toyota-Etoile rouge-marché Dantokpa, le boulevard du Canada pour ne citer que ceux-là.
Vu que la population de Cotonou ne cesse de croître, il faut craindre la disparition de cette plante car d’après les statistiques, les béninois font plus recours aux plantes médicinales qu’aux produits de la pharmacie. Pour que ne disparaisse le khaya senegalensis, la population devra s’adonner à une taille responsable de l’écorce, éviter de s’attaquer aux jeunes plants. Il faudrait éviter de gaspiller cette ressource car le cailcedrat est une espèce végétale à croissance lente ; il prend du temps pour grandir.
Hugues COBA

LAISSER UNE REPONSE

Please enter your comment!
Please enter your name here