Effets dévastateurs du tabagisme: Les stratégies de lutte anti-tabac se peaufinent

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Le Ministère de la Santé, grâce à l’appui du Centre pour la lutte antitabac en Afrique (Ctca), a réuni les représentants de plusieurs ministères autour de l’ «atelier de cadrage et de réorientation de la lutte anti-tabac ». Elaborer un plan d’action de lutte contre l’offre et la demande de tabac qui couvre la période allant de 2020 à 2022, est l’objectif des travaux qui se sont déroulés le jeudi 04 juillet 2019 à Cotonou.

Les représentants des ministères de la santé, du commerce, des finances, de la sécurité publique, de la justice, du tourisme, des enseignements maternels et primaire et les responsables du comité de suivi des réformes en santé du Bénin ont tenu un conclave d’une journée à l’hôtel Azalai. L’atelier vise à analyser la situation en matière de lutte contre le tabagisme et obtenir l’engagement du gouvernement béninois à faire progresser les programmes de lutte anti-tabac. Les participants identifient des priorités à prendre en compte dans les stratégies de lutte contre la demande et l’offre de tabac, a indiqué Salmane Amidou, coordonnateur du Programme National de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles (Pnlmnt) au Ministère de la santé. Dans son mot de bienvenue aux participants à l’atelier, le jeudi 04 juillet 2019, Dr Pius Gounadon, directeur national de la santé publique, a fait savoir qu’il est « opportun d’apporter une riposte » au tabagisme. Il a salué les responsables du Centre pour la lutte anti-tabac en Afrique (Ctca), de leur appui à la lutte contre le tabac. Pour Dr Judith Sègnon, épidémiologiste et point focal pour la lutte contre le tabac au ministère de la santé, il est impérieux de « sensibiliser au maximum sur les effets néfastes du tabagisme sur la santé, la vie sociale et sur l’économie ». Dans sa communication sur le fardeau que constitue l’usage du tabac, elle a présenté l’état des lieux sur le tabagisme en Afrique et au Bénin. De ce fait, il faut remarquer une prévalence de 5% chez les adultes qui fument. C’est énorme parce qu’en matière de tabac la plus petite dose est nocive à la santé. Nous avons un grave problème de santé publique à résoudre tant que la prévalence n’est pas réduite à 0% », selon une communication. Pour finir, une feuille de route comportant les actions à mener sur les trois prochaines années en matière de lutte contre le tabagisme sera élaborée et validée à l’issue de l’atelier.

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