Profils Steps 2019 Lentement mais sûrement, le Libéria se relève…

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    En marge des activités officielles inscrites au programme de la 22ème session du comitéintergouvernemental des hauts fonctionnaires et experts de l’Afrique de l’Ouest, est lancé le profil Steps 2019 du Libéria. Cette étude réalisée par les experts du Bureau sous-régional de l’Afrique de l’Ouest de la Commission Economique des Nations-Unies pour l’Afrique (Cea) en collaboration avec ceux du Libéria, présente les transformations structurelles menées par ce pays dans les domaines social, économique, de l’emploi, de la production, etc.

    Lentement mais surement, le Libéria se relève des maux qui ont freiné durant des années son développement. Après les guerres civiles de 1990 à 2002, et les ravages causés par Ebola, selon les experts de la Cea, ce pays d’une population de 4,2 millions dont 51,1% de femmes, selon les chiffres de 2016, affiche une croissance économique évolutive. De 2,5% en 2018, elle est actuellement à 3,4% en 2019 et les prévisions laissent croire qu’en 2020, la croissance économique pourrait atteindre un taux de 4,7%. Ces chiffres, selon le rapport Steps 2019, sont imputables, entre autres, au secteur des mines. En 2016, ce secteur a réussi à obtenir une croissance de 28,8% , 1, 4% dans les secteur des manufactures . Entre 2017 et 2018, le Libéria a enregistré un taux d’inflation qui se situe au-delà de la norme maximale de 10% admise au sein de la Cedeao. Concernant le climat des affaires, des efforts consentis ont pris en compte la législation, les incitations fiscales et des investissements dans le développement des infrastructures avec le développement de l’agriculture de rente. Les efforts ont été moins fructueux dans les secteurs de l’agriculture, la pêche et la sylviculture avec respectivement un taux de 1,8%, de 8% et de 2,1% entre 2016 et 2017.
    Une production dominée par le secteur primaire.
    Au Libéria, le secteur primaire est prépondérant. Sa contribution à la formation de la valeur ajoutée brute est estimée à 63,2% entre 1990 et 1999 et à 70,7% entre 2000 et 2017. La production végétale est la plus importante dans la mesure où elle représente 79,9% du secteur primaire et est constituée de la culture de l’Hévéa, du palmier à huile, du riz, du manioc, du café, du cacao, etc. Le secteur secondaire, quant à lui, a connu une croissance de la valeur ajoutée évaluée à 2 points. De 7,7% entre 1990-1999, il tourne autour de 9,9% entre 2000 et 2009 puis 11,4% entre 2010 et 2017. Au niveau du secteur tertiaire, la création de la richesse entre 2000 et 2017 tourne autour de 17,9% avec le développement des secteurs comme le commerce, la réparation d’automobile et de motocycle, le transport et l’entreposage.
    Un tissu social fragile
    En ce qui concerne le tissu social, il est fragile. En effet, les chantiers dans le secteur social sont assez importants. A l’instar de la majorité des pays de l’Afrique de l’Ouest, le taux du chômage tourne autour de 3,9% en 2016. Le problème se pose au niveau de la qualité des emplois disponibles puisque jusqu’en 2016, 40% de libériens perçoivent un salaire mensuel de 6000 à 15.000 dollars libériens, soit 37,8 et 94,5 dollars américains. Près de 28% des jeunes de 15 à 29 ans sont au chômage et près de 45% dans cette même catégorie sont engagés dans des activités à faibles revenus. 77,9% des jeunes de 15 à 35 ans exercent dans le secteur informel.
    Toutefois, dans le secteur de l’éducation, depuis 2016, les tendances se sont améliorées avec un taux de scolarisation de 80,1% au niveau du préscolaire, 87% dans le primaire, 48% dans le secondaire.
    Dans le système sanitaire, beaucoup d’efforts sont consentis pour permettre au moins l’accès aux soins primaires. Seulement, le paludisme reste la première cause de morbidité dans ce pays. Les cas de mortalités néonatales sont encore à déplorer et la qualité de la nutrition des enfants de moins de cinq ans continue de préoccuper.

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