Organisation de la 23ème CIE: Après le Libéria, le Nigéria se positionne…

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A la fin des travaux de la 22ème session du comité intergouvernemental des hauts fonctionnaires et experts de l’Afrique de l’Ouest, le Nigéria s’est proposé d’accueillir la 23ème session. Des recommandations ont été également formulées à l’endroit de tous les acteurs impliqués dans l’élaboration et la mise en œuvre de politiques de développement

La 22ème session du Cie organisée par le Bureau de l’Afrique de l’Ouest de la Cea a pris fin, ce vendredi 10 mai 2019, à Robertsfiled au Libéria avec la promesse du Libéria d’accueillir la 23ème session de cette rencontre annuelle, le 1er semestre 2020. En dehors de ce point, les participants ont formulé une série de recommandations aussi bien à l’endroit de la Cedeao, des Etats membres, que de la Cea. Concernant, par exemple, la table ronde sur « Les Dynamiques démographiques au service du développement durable de l’Afrique de l’Ouest : défis et mesures de politiques », à l’endroit de la Cedeao, les participants ont souhaité que soit désormais intégrée une dynamique des populations dans les politiques de développement en vue d’une adéquation entre la richesse créée et les besoins sociaux induits par la croissance de la population. Ils souhaitent que soit prise en compte l’éducation de la femme dans la formulation, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des politiques de développement.
Les défis de la Cea seront d’élaborer en collaboration avec les partenaires sous-régionaux tels que l’Uemoa et la Cedeao, sous la coordination de l’Idep, un programme de formation professionnelle sur mesure à moyen terme, à partir d’une évaluation des besoins prioritaires de formation de la sous-région, de planifier et de faciliter une table ronde des partenaires au développement en vue de la mobilisation de ressources financières adéquates pour la mise en œuvre du plan régional de formation professionnelle.
Les Etats membres, de leur côté, ont la responsabilité de faire le nécessaire pour éponger les arriérés en terme de contributions financières en vue de permettre à l’Idep de répondre efficacement aux besoins croissants de formation des pays, indispensable pour appuyer la mise en œuvre des Agendas 2030 et 2063.
Des recommandations ont été formulées sur les autres activités de la réunion à savoir : la réunion ad’hoc des experts, la 22ème session de la Cie, le profil Steps du Libéria.
Ces recommandations ont amené Bakari Dosso, Directeur du bureau de l’Afrique de l’Ouest de la Cea, à apprécier la qualité des échanges. « Nos discussions étaient très riches et les sujets étaient d’un grand intérêt pour notre région », a déclaré celui-ci lors de la cérémonie de clôture des travaux. Il a promis que son institution continuera à travailler aux côtés des Etats pour l’atteinte des objectifs à savoir la réalisation des agendas 2030 et 2063.
De son côté, Tanneh Géraldine Brunson, ministre du budget, du développement et du plan du Libéria, a confirmé que son pays a bien noté la nécessité d’accentuer les efforts sur l’éducation et l’employabilité des femmes et des jeunes. Ainsi, elle précise: « Ce que vous nous demandez à nous tous, c’est d’apprendre à nos enfants à rêver les yeux ouverts. (…)Nous sommes ici à cette table et nous sommes en train de planifier l’avenir de nos enfants qui ne sont pas ici ».

Lire l’intégralité des recommandations de la 22è session du CIE

24. Les recommandations suivantes ont été retenues par le CIE :

Rapport sur le profil sous régional de l’Afrique de l’Ouest
CEDEAO :
– Approfondir les réflexions en vue d’élaborer au niveau sous régional, une stratégie de diversification des économies.

Etats Membres :
– Elaborer des stratégies de modernisation de l’agriculture et régler la question du financement à long terme de l’agriculture.

Rapport la mise en oeuvre du programme de travail du BSR-AO en 2018 et perspectives pour 2019
CEA :
– Limiter l’usage du papier dans la production et la diffusion des documents de travail et d’information destinés aux réunions du CIE.
– Mieux aligner le rapport d’activités sur les axes stratégiques de la CEA.
– Appuyer davantage d’Etats membres dans le renforcement des statistiques de l’état civil.
– Mieux prendre en compte les questions de pauvreté et de handicap des personnes dans les travaux d’analyse et de recherche conduits par le Bureau, dans l’esprit de l’Agenda 2030 de l’ONU de ne laisser personne pour compte.
– Améliorer la coordination avec la Commission de l’Union Africaine et la BAD dans la production de l’indice d’intégration régionale pour l’Afrique.

Etats Membres :
– Eriger la question de l’enregistrement des faits et des statistiques de l’état civil au rang des priorités.

Rapport sur la mise en oeuvre des objectifs de développement durable
CEA :
– Appuyer les pays pour le rebasage du PIB afin de rendre plus pertinente la comparaison entre les pays.

Etats Membres :
– Produire les années de référence des indicateurs des ODD.
– Faire le changement de base de calcul des PIB.
– Renforcer la communication entre les INS et les ministères en charge du plan et de l’économie afin d’améliorer la cohérence entre les statistiques et l’analyse des politiques.

Table ronde : « Les Dynamiques démographiques au service du développement durable de l’Afrique de l’Ouest : défis et mesures de politiques »
CEA :
– Dans le cadre des activités du Centre DDD, générer des connaissances qui permettront d’appuyer les Etats dans la formulation de politiques budgétaires sensibles à la capture du dividende démographique.

CEDEAO / Etats membres :
– Intégrer la dynamique des populations dans les politiques de développement en vue d’une adéquation entre la richesse créée et les besoins sociaux induits par la croissance de la population.

– Mieux prendre en compte l’éducation de la femme dans la formulation, la mise en oeuvre et le suivi-évaluation des politiques de développement.

Rapport sur les initiatives continentales de la CEA
CEA :
– Elaborer en collaboration avec les partenaires sous-régionaux tels que l’UEMOA et la CEDEAO, sous la coordination de l’IDEP, un programme de formation professionnelle sur mesure à moyen terme, à partir d’une évaluation des besoins prioritaires de formation de la sous-région.

– Planifier et faciliter une table ronde des partenaires au développement en vue de la mobilisation de ressources financières adéquates pour la mise en oeuvre du plan régional de formation professionnelle.

Etats membres :
– Eponger les arriérés en termes de contributions financières vue de permettre à l’IDEP de répondre aux besoins croissants de formation des pays, indispensable pour appuyer la mise en oeuvre des Agendas 2030 et 2063.

– Adopter des cours sur mesure en vue de faire bénéficier une masse critique de fonctionnaires au niveau national.
Lancement profil STEPS du Liberia
CEA :
– Faire référence aux principaux déterminants de la fécondité élevée dans l’analyse des conditions sociales.

– Tenir compte dans l’appréciation de la situation du marché du travail du contexte des pays africains où l’emploi informel domine.

j. Rapport de la réunion du groupe d’experts sur « Capacités et dispositifs nationaux dans l’évaluation des progrès dans la mise en oeuvre des agendas 2030 et 2063 : Etat des lieux, défis et perspectives en Afrique de l’Ouest » »
Le CIE a pris note de la réunion du Groupe d’Experts et l’a endossé.
Le XXX se propose d’accueillir la 23ème session du CIE 2020. La date sera précisée ultérieurement par la CEA, en collaboration avec les autorités
Robertsfield, le 10 Mai 2019

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