Réunion ad-hoc du groupe des experts/BRS- CEA: Les agendas 2030 et 2063 réussissent les experts de la Cedeao au Libéria

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    « Capacités et dispositifs institutionnels nationaux pour l’évaluation de la mise en œuvre des agendas 2030 et 2063 : Etat des lieux, défis et perspectives en Afrique de l’Ouest » est le thème qui réunis depuis hier, lundi 06 Mai 2019 dans les locaux de Farmington Palace de Roberbtsfied (Libéria) des acteurs venus des 15 pays de la Cedeao dans le cadre de la réunion ad-hoc du groupe des experts.

    Les travaux de la réunion ad-hoc du groupe des experts vont permettre d’améliorer et de valider le rapport sur les capacités et dispositifs nationaux pour l’évaluation des progrès dans la mise en œuvre des agendas 2030 et 2063 : état des lieux, défis et perspectives en Afrique de l’Ouest. Organisé par le Bureau de l’Afrique sous-régional pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission économique pour l’Afrique, ces experts venus des 15 pays de la Cedeao disposent de deux jours pour échanger sur le thème « Capacités et dispositifs institutionnels nationaux pour l’évaluation de la mise en œuvre des agendas 2030 et 2063 : Etat des lieux, défis et perspectives en Afrique de l’Ouest ». Un exercice qui, au-delà du partage des expériences autour des avancées et défis liés à la mise en œuvre des agendas 2030 et 2063, va pénétrer les écosystèmes nationaux de production des données qui existent dans la sous-région Ouest-africaine en vue de mieux évaluer les répercussions possibles (techniques, humaines, financières) pour une meilleure suivi des Objectif de développement durable et de l’Agenda 2063. La finalité de ce conclave réside aussi dans sa capacité à éclairer et orienter la prise de mesures de politiques pour le renforcement des capacités évaluatives des politiques publiques en Afrique de l’Ouest.
    Bakari Dosso, directeur du Bureau de la Cea pour l’Afrique de l’Ouest, lors de la cérémonie d’ouverture des travaux estime qu’en matière de production des données statistiques fiables, les dispositifs techniques implantés dans la majorité des 15 pays de la Cedeao n’arrivent pas toujours à produire des données de qualité. Selon lui, « Sur le plan des statistiques, il ressort que la qualité des données produites souffre d’importantes insuffisances, notamment en termes de régularité et d’accessibilité. En moyenne 52% des principales opérations de collecte de données, à mesure de couvrir le maximum des indicateurs des agendas 2030 et 2063, ne respectent pas les délais de production prescrits ».
    Une situation qui persiste dans un contexte où la démographie en Afrique de l’Ouest est sans cesse croissante. Selon les estimations de 2018, sa population est estimée à 377 millions d’habitants. Dans ce lot, plus de 200 millions de personnes, soit 53,5% vivent sous le seuil de la pauvreté.
    La répercussion directe de ce mode de fonctionnement réside dans le fait que l’insuffisance des données fiables empêche les institutions aussi bien nationales qu’internationales de détenir les informations dont elles ont besoin pour procéder aux réglages nécessaire en fonction des réalités de chaque pays en vue de l’atteinte des ODD et de l’agenda 2063. Par exemple, avance Monsieur Dosso, « après 4 ans de mise en œuvre des ODD seulement 3 sur 15 des pays de la CEDEAO ont mis à jour l’année de référence de l’indicateur clé qu’est le taux de pauvreté à savoir, la proportion de la population vivant au-dessous du seuil national de pauvreté, par sexe et âge ».
    Face à cette réalité, Tanneh Brunson, Vice-ministre des finances et du plan du Libéria, avoue que l’une des portes de sorties en cours dans son pays est la collaboration avec les institutions internationales comme la Commission économique pour l’Afrique. « Le Libéria en tant qu’Etat membre, reste profondément attaché à la poursuite de son partenariat avec les organismes sous-régionaux ainsi qu’avec la Cea pour son soutien continu au pays, en veillant à ce que nous réalisions ensemble l’Agenda 2030 des Nations-Unies et l’agenda 2063 de l’Union africaine » a signifié madame Brunson.
    Les réflexions prennent en comptent les deux Agendas parce que ODD (Agenda 2030) sont le reflet de la vision exprimée par l’Union Africaine qui ambitionne de « construire une Afrique intégrée, prospère, et en paix, conduite par ses propres citoyens et représentant une force dynamique sur la scène internationale » à l’horizon 2063.

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