En concert à l’Institut français de Cotonou: Zeynab Abib  réchauffe la mémoire  du public

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Dans le cadre de ses activités culturelles, l’Institut français de Cotonou a connu le retour sur scène de Zeynab Abib. L’artiste a donné un concert, le vendredi 3 mai, au théâtre de verdure de l’Institut. Ce spectacle a été marqué par la présence de plus de 200 spectateurs, malgré la période de crise postélectorale.Percussions, orgue, gong, batterie, guitare basse et slow sont les instruments musicaux qui ont permis à Zeynab Abib de pouvoir communiquer avec son public. Malgré la période postélectorale que traverse le pays, les spectateurs sont armés de courage pour pouvoir sortir de leur maison. Une présence qui prouve l’amour qu’ils ont pour l’artiste et leur conviction de voir revenir la paix. C’est un geste qui a beaucoup plu à l’artiste et dans de différentes langues, Zeynab a salué et prié pour le bien-être de chacun. Ainsi, on note la présence de deux ministres : Aurelien Agbenonci et Oswald Omecky, respectiviement ministre des affaires étrangère et celui de la culture, du tourisme et des sports. Attentif, le public suit de près l’artiste à travers ses propos. Elle a su donner la joie aux uns et aux autres grâce à ce moment. Le concert a eu lieu, le vendredi dernier, au théâtre de verdure de l’Institut français à Cotonou. L’artiste est revenue sur plusieurs titres de son répertoire, du premier au dernier album. Ces titres ont été joués avec les rythmes traditionnel et moderne. Ce qui a fait danser le public assis, debout et même sur la scène. A côté de son talent d’artiste, Zeynab a révélé au public sa capacité d’humour en racontant des histoires drôles et amusantes. Habillée dans une longue robe qui laisse voir à peine son pied, l’artiste a brillé tout au long du spectacle. Après quelques titres, elle s’est déchaussée afin d’être à l’aise dans ses mouvements et pas de danse. Pendant deux heures et trente minutes environ, Zeynab a rassuré le public et montré combien elle est attachée à sa culture et son désir de voir le Bénin rayonner de paix et d’amour. Un spectacle bien préparé et sans improvisation.

Rien de surprenant

« En ce qui concerne l’organisation, il n’y a rien de spécial et l’Institut a sa meilleure manière d’organiser les concerts », a confié Zeynab Abib. Son unique message est que « le pays soit un et indivisible » et gardé notre richesse de démocratie sans pour autant « laisser l’intérêt personnel tout brouillé ». A l’en croire, la guerre est un fléau qui commence par quelque chose que l’on ne maîtrise pas, mais elle a du mal à s’achever et le mieux est de l’éviter.

Pour les spectateurs, ce spectacle a été un moment de plaisir, de détente et d’émotion. « C’est relaxe pour moi et Zeynab n’est pas une artiste qui vient de démarrer. C’est déjà une icône du pays et le concert prouve son professionnalisme », a remarqué Jimmy Bella, slameur béninois. Pour lui, c’est un moment de lancer un message de paix et de dialogue aux dirigeants. Il invite les uns et les autres à pratiquer ce comportement qui est unique et développeur. Contrairement à Jimmy Bella, ce concert a été un moment pour Roland Odoutan, slameur béninois, de redécouvrir une nouvelle fois l’artiste et de partager la scène avec elle. « J’ai toujours aimé les chansons de l’artiste et je l’écoute avec plaisir. C’est une personne qui a de bon cœur et qui travaille pour l’Unicef. La preuve est qu’elle a laissé nous, jeune artiste, de partager sa scène », a-t-il souligné.

Ce concert a été également un moment d’hommage et de remémoration des icônes de la musique béninoise qui ont rejoint l’au-delà, particulièrement Stan Tohon, décédé le 26 février dernier à Paris et sans oublier Serge Ologoudou. Elle a profité pour rendre un hommage à Stan Tohon en reprenant son titre “Yalo” tiré du répertoire de ce dernier.

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