Soirée de restitution au centre chorégraphique Multicorps à Cotonou: Didier Djéléhounde partage ses savoirs avec les amateurs

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A l’issue de trois jours d’atelier organisé, les 20, 22 et 23 derniers par Didier, danseur professionnel, un après-midi de restitution a été décidé par les responsables du centre de  danse “Multicorps” à Cotonou. L’événement a eu lieu dans la grande salle de danse dudit centre et a connu la présence des amateurs et professionnels de la danse contemporaine.« Il s’agit d’un petit moment de partage avec les danseurs professionnels et de ma manière d’aborder les rythmes traditionnels », a confié Didier Djéléhounde, danseur professionnel. L’idée de ce partage d’expériences est mise en place par ce danseur béninois qui vit, depuis un certain temps, à Montpelier en collaboration avec le centre chorégraphique “Multicorps”. Le danseur a réuni autour de lui une dizaine d’amateurs et des percussionnistes. Il a, à cet effet, organisé  des ateliers avec ces amateurs les 20, 22 et 23 derniers. La séance de restitution des savoirs acquis a été faite, dans l’après-midi du mardi 23 dernier, dans la grande salle dudit centre. « Pour donner vie à ce que l’on sait faire, il est important de partir des bases traditionnelles afin d’acquérir des savoirs ainsi que de l’émergence », a clarifié Didier Djéléhounde. A l’en croire, cette activité est une manière de donner de la valeur à  une richesse  que l’on possède comme savoir. En effet, le rythme “Tchonhouin” (la danse Sakpata) a été expédié sur la scène contemporaine afin d’apporter plus de savoir aux amateurs et aux professionnels de la danse. A travers des mouvements individuels et collectifs, les amateurs ont présenté un  spectacle qui a été soutenu et applaudi par le public. Pour les danseurs, ces moments de partage ont été passionnants et très considérables. Ainsi, l’événement a tout son sens et a besoin d’être soutenu, car, il a permis à eux tous de découvrir d’autres dimensions de la danse et d’ajouter quelque chose de plus à ce qu’ils savent déjà. « J’ai commencé par étudier les danses africaines. J’ai découvert quelques danses béninoises et cela m’a beaucoup intéressé », a indiqué Martina Ricciardi, danseuse italienne. Pour elle, « la danse est quelque chose d’universel et elle se présente comme de différents habits qu’on met sur le corps humain ». Comme elle, John Franck, danseur camerounais, ces séances ont apporté beaucoup de choses pour renforcer sa compétence. « Pendant ces trois jours de partage, je me suis bien amusé et l’échange m’est bénéfique parce que je suis un danseur Hip-Hop », a-t-il annoncé. Etant danseur Hip-Hop, s’adapter au rythme traditionnel sakpata n’a pas été aisé. Mais,  il a pu tirer son épingle du jeu. Pour Adrien Guillot, directeur intérimaire du centre “Multicorps”, les séances de partage ont été de taille et c’est une grande opportunité qu’offre Didier aux jeunes danseurs. « C’est un grand plaisir de danser ensemble, le plaisir pour Didier Djédéhoude de revenir à ses origines et de partager des choses très différentes », a-t-il souligné.  Il n’a pas manqué de prodiguer quelques conseils aux jeunes afin qu’ils puissent mieux s’en servir. « Ne vous laissez pas déformer par ce que je vous ai donné comme connaissance puisque ce que je vous ai apporté est un plus pour votre carrière. Et le plus important est de le rajouter  à ce que vous avez déjà », a-t-il conseillé.

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