Stigmatisation de l’avortement: Le plaidoyer d’Abpf pour un autre regard

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L’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille (Abpf), en collaboration avec la Fondation Packard et Ippf (International Planned Parenthood Federation), a réuni une vingtaine de journalistes autour d’une causerie-débat sur la stigmatisation de l’avortement. Ce café-presse,  organisé au Palais de la Gratitude, le vendredi 12 avril 2019, s’inscrit dans le cadre du « Plaidoyer et Communication pour un accès plus accru des adolescents et des jeunes aux services complets de santé sexuelle et de la reproduction ».

Par Marc MENSAH

« Est-ce parce que tu as avorté que tu nous donnes des conseils ? », « Tu me déçois ! », « Tu es une vraie sorcière !…monstre…ouvre vite cette porte ! »…Ces mots sont adressés à Angélique dans un téléfilm intitulé  ‘’Je ne suis qu’une victime’’. Diffusé, le vendredi 12 avril 2019 aux journalistes, au Palais de la Gratitude, le film montre une jeune fille qui se trouve dans un état d’abattement psychologique. Elève brillante, Angélique n’est plus en odeur de sainteté avec son entourage (camarades de classe, enseignants, tutrices) parce qu’elle a choisi entre garder sa grossesse et voir  son rêve de devenir avocate se briser. Les « messages négatifs, jugements, moqueries, réprobations » constituent le lot des souffrances que subissent les personnes qui ont avorté, selon la communication ayant suivi le téléfilm ‘’Je ne suis qu’une victime’’. « La stigmatisation provoque, entre autres, l’abandon de formation, l’aggravation des causes de morbidité, le suicide, etc. », a confié Serges Kitihoun, directeur des programmes à l’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille (Abpf), dans une présentation sur les manifestations et conséquences de la stigmatisation liée à l’avortement. A l’en croire, de peur de subir des railleries, les jeunes filles   recourent à des services à risques ou à des prestataires qui ne sont pas qualifiés en matière de service de santé et de reproduction. « Il ne s’agit pas de faire la promotion des avortements tous azimuts. L’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille (Abpf) plaide pour une vision qui permettra de porter un autre regard sur le fléau car ce n’est plus un secret de polichinelle que beaucoup de jeunes, en général, et  les adolescents, en particulier, procèdent à des avortements », a rappelé Yves Sossou, directeur exécutif de l’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille (Abpf), dans son mot d’ouverture au café presse.

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