Sortie de la crise pré-électorale: La classe politique perd le temps

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Un membre de la mouvance présidentielle et un représentant de la société civile ont invité à la fois les députés de la minorité et les membres de la majorité parlementaire à sortir du « dilatoire» afin d’œuvrer à la participation des partis d’opposition aux législatives prochaines. C’était le dimanche 24 mars 2019 sur l’émission « Cartes sur Tables ».« Œuvrer à ce que les partis d’opposition participent aux élections et organiser les législatives selon les délais constitutionnels », constituent les solutions attendues pour sortir de l’impasse électorale. Mais les membres de la minorité parlementaire sont dans une « autre posture » qui aura pour conséquence d’ « empêcher l’organisation d’élections inclusives », a fustigé Antoine Adoukonou, membre du Bloc Républicain (Br), le dimanche 24 mars 2019, sur l’émission socio-politique « Cartes sur Tables ». Pour ce membre du parti pro- Talon, le Bloc Républicain (Br) et l’Union Progressiste (Up) n’ont soumis aucune proposition alors que « les opposants alimentent la polémique» sur les solutions de sortie de crise. A en croire Antoine Adoukonou, membre du Bloc Républicain (Br), il est urgent  de trouver des solutions aux difficultés auxquelles les formations de l’opposition sont confrontées à savoir l’obtention du certificat de conformité plutôt que de s’attarder sur des propositions qui bloquent le processus électoral à savoir la dissolution de la Commission Electorale Nationale Autonome (Cena), de la 7ème législature de l’Assemblée Nationale et le retour d’exil des personnalités politiques, etc. « Les deux camps (mouvance et opposition, ndlr) s’attaquent à des vétilles. Leur posture donne l’impression qu’ils ne sont pas disposés à faire de concessions afin de trouver des solutions de sortie de crise », a rétorqué Marino de Souza, membre de la plateforme électorale des Organisations de la Société Civile (Osc). A l’en croire, les acteurs politiques sont dans le « dilatoire » alors que le « consensus exige des sacrifices ». Il a appelé toute la classe politique à une « union sacrée » autour de la loi dérogatoire proposée par le comité paritaire de l’Assemblée Nationale. Aussi, a-t-il suggéré la révision du calendrier électoral en tenant compte du délai constitutionnel (15 mai 2019, ndlr), prévu pour l’installation des députés de la 8ème législature.

Conformité selon l’esprit de la charte

« Faux ! Le certificat de conformité n’est pas inventé par la Cour Constitutionnelle », selon Antoine Adoukonou, membre du Bloc Républicain (Br) qui a précisé que le certificat de conformité  « tire sa source de l’esprit de la charte des partis politiques », en l’occurrence de l’article 19, malgré le fait que  la loi n’a pas précisé cette pièce parmi les conditions d’existence des partis (article 46, ndlr). En prenant compte les difficultés d’obtention du certificat de conformité auxquelles les formations de l’opposition ont été confrontées, Antoine Adoukonou, membre du Bloc Républicain (Br), a proposé de ramener à douze mois le délai qui est exigé aux partis pour se conformer à la nouvelle charte des partis politiques.

 

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