Barrage hydroélectrique de Nangbéto: Le Bénin et le Togo enclenchent la réhabilitation

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Mis en service en 1987, le barrage hydroélectrique de Nangbéto est amorti. C’est pourquoi des travaux de réhabilitation ont été lancés à l’initiative du Bénin et du Togo. Les ministres de l’Energie des deux pays, à savoir Dona Jean-Claude Houssou et Dederiwe Abbly-Budamon, étaient, le vendredi 1er mars 2019, sur le site pour constater l’état d’avancement des travaux. D’ici à  juillet 2021, la centrale hydroélectrique de Nangbéto sera entièrement réhabilitée. L’engagement a été pris par le président Patrice Talon et son homologue du Togo, Faure Gnassingbé. Cela, afin de redonner vie à cette infrastructure commune. Au total, quinze milliards de francs Cfa ont été mis à disposition par la Kfw afin que le rêve des deux gouvernements de la voir tourner à plein régime soit une réalité. Avec une puissance installée de 68,6 mégawatts, elle est aujourd’hui à une capacité de  production de deux mégawatts. La raison est toute simple. Selon le directeur de la centrale, si on en est arrivé à une telle contre-performance, c’est à cause de la philosophie des rénovations prévue qui est de ne changer que les pièces détériorées ou obsolètes, les pièces d’usures ou les pièces critiques vis-à-vis de la sécurité,  minimisant ainsi les indisponibilités fortuites pendant trente ans. De fait, des insuffisances sont notées au niveau des appareils de levage et de manutention, de la vanne de garde de conduit de restitution et son clapet de maintenance, de la vanne de garde des groupes, des transformateurs de puissance. De même, des dysfonctionnements sont observés au niveau des matériels de contrôle de commande, des alternateurs, du poste 161 kv , de la station de polarisation, et de la station d’épuration des cités. La présente réhabilitation consiste principalement à concevoir, fournir, installer et mettre en service les équipements réhabilités ou neufs. Il s’agit de deux groupes Kaplan (turbine + alternateur), les transformateurs de puissance, les équipements de vantellerie des groupes, de l’ouvrage de restitution et de l’évacuateur des crues. Les installations mécaniques et électriques générales de l’usine, les dispositifs de protection Ht, les équipements de levage et de manutention  de l’aménagement sont aussi pris en compte. « Compte tenu de l’hydrologie et des très bonnes performances des groupes dès l’origine, il n’a pas été retenu l’augmentation de rendement ou de puissance dans le cadre de cette réhabilitation », a informé le maître des lieux, Pascal Kpangon.

Un horizon plein d’espoir

Après une visite guidée des lieux, les ministres béninois et togolais de l’Energie ont réaffirmé l’engagement de leurs pays respectifs de faire aboutir le projet. Pour Dona Jean-Claude Houssou, le Haut conseil inter-états de la Communauté électrique du Bénin (Ceb), à travers sa nouvelle gouvernance, a eu raison de réhabiliter la centrale de Nangbéto. « Après trente ans, la centrale de Nangbéto a besoin d’une cure de jouvence pour lui donner une trentaine d’années supplémentaires. «  Il y a un appel d’offres international qui a été lancé pour sélectionner une structure qui a pignon sur rue dans le domaine de la réhabilitation de centrale de ce type. Des compagnies qui ont aussi fait leurs preuves en matière de contrôle des travaux ont aussi été choisies pour que le travail qui se fera ne soit pas n’importe quoi », a annoncé le Numéro 1 de l’Energie au Bénin très confiant en l’avenir. Un avenir qu’il entrevoie avec des perspectives heureuses pour la Ceb qui est vieille de 50 ans. « Fin novembre 2018, une décision a été prise par les deux chefs d’Etat, pour redynamiser cette compagnie qui nous est chère. 50 ans après, nous raisonnons aujourd’hui intégration régionale avec l’interconnexion des 14 pays de la Cedeao qui sera effectif dans un an et demi.  Avec un marché de l’électricité qui va s’ouvrir à Abomey-Calavi, avec un dispatching régional, il y a une révolution énergétique qui est en marche dans l’espace Cedeao qui nécessite qu’on renforce la Ceb pour qu’elle puisse faire face aux nouveaux enjeux dans le secteur de l’Energie que est un secteur stratégique. Contrairement à ce que les gens disent, la Ceb n’est pas à liquider. La volonté des chefs d’Etat a été de la centrer sur son cœur de métier : le transport, et de laisser aux distributeurs des deux pays la responsabilité de l’importation», a fait savoir le ministre Houssou.

Par cellcom Ministère de l’énergie

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