Procès Icc-services à la Criet: Les insuffisances passées au scanner

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Les leçons tirées  du procès Icc-services  ont été débattues,  ce dimanche 10 février 2019, sur l’émission « 90 minutes pour convaincre » de la radio nationale. Etaient invités, entre autres,  à ce débat, Me Charles Badou, Joël Ataï Guèdègbé.Le procès Icc-services, organisé par la Cour de répression et des infractions économiques et du terrorisme (Criet),  a  connu son épilogue.  Selon le verdict rendu par les juges, 8 personnes  sont  condamnées  pour des peines allant de 10 à 12 ans de prison  ferme.  Ces mis en cause paient  des amendes variant de 10 millions à 15 millions Fcfa.   L’émission socio-politique de ce dimanche 10 février 2019  s’est penchée sur cette question. « Le procès Icc-services : les leçons à tirer » a été  le thème autour duquel les invités ont   fait des analyses.  Pour ceux-ci, ce procès de 32 jours s’est déroulé  conformément  aux règles.  Ils ont estimé que ce procès révèle les tares de l’administration béninoise. C’est le cas du  professeur en sociologie Patrick Hinnou qui  a déclaré que le procès de cette rocambolesque affaire renvoie au laxisme de l’administration  et révèle la pauvreté des populations. « L’affaire Icc-services expose le manque de vision des dirigeants de notre pays », a-t-il indiqué, ajoutant que l’intérêt des citoyens  reste marqué dans ce dossier qui a  défrayé la chronique.  Tout de même, ils ont trouvé des insuffisances dans le déroulement de ces audiences retransmises en direct sur  certaines  chaînes de radio de la place.  Car, pour    le sociologue Patrick Hinnou, ce procès  laisse un goût d’inachevé.    Pour  les  trois  invités, ce résultat s’explique  par le problème de conservation des archives.  Me Charles Badou  a  évoqué des contradictions dans les rapports dont la plupart n’a pas été signée.  A cela, le juriste a  complété le manque des archives   qui est  pathologique dans tous les secteurs.  Enfonçant le clou, Joël Atai Guèdègbé, expert en gouvernance, trouve que les biens ne sont pas récupérés.  Le  Dr Badou  a posé  des interrogations suivantes : combien de biens ont été saisis ? Qu’en est-il   du montant ? Quelle est l’étendue des biens ? Autant de questions,  selon Me Badou,  ont été sans réponses à ce procès.  S’agissant des impacts de ce procès sur les populations,  les avis sont partagés.

 

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