Atelier sur la Zleca  pour les membres du réseau des journalistes économiques de l’Afrique de l’Ouest: Les journalistes de la Cedeao, les acteurs du plaidoyer

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Les locaux du Boulevard palace de Monrovia, au Liberia abritent du 05 au 07 Février 2019,  un atelier sur la zone de libre échange continentale africaine  pour les membres du réseau des journalistes économiques de l’Afrique de l’Ouest. Initié par le bureau Ouest-Afrique de la Commission  économique pour l’Afrique, ces assises visent à impliquer les participants dans le processus de ratification de la Zone de libre échange continentale afin de leur permettre de jouer leur rôle dans cette marche en cours depuis 2015.

 

 

Les travaux durent  trois jours et regroupent  trente -trois  professionnels des médias venus des 15 pays de la Commission économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Ils visent à favoriser une meilleure compréhension de la Zone de libre échange continentale en mettant à la dispositions des participants des informations pouvant  de les mettre à jour sur les étapes  et les paramètres des négociations, d’améliorer la capacité des uns et à des autres pour une meilleure couverture  des activités entrant dans le cadre du processus de ratification. Hier, lors de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, Bakari Dosso,  directeur  par intérim du bureau Commission économique pour l’Afrique   estime être en face d’un réseau dynamique pour une dissémination  de l’information au niveau continentale

Parlant de dissémination de l’information, l’accord sur la Zleca est déjà ratifié par 18 pays. Il constitue  selon lui « Une opportunité pour extirper les problèmes qui minent la région ». Ces problèmes concernent entre autre, le poids des exportations des pays de l’Afrique de l’Ouest. Selon  Tei Konzi, commissaire chargé du commerce, de la douane et du libre échange de la Cedeao , les exportation de la communauté sont  faibles, peu diversifiées et tournent autour de 6% des échanges mondiaux. En appui à ce chiffre, le 8ème  rapport sur l’intégration régionale en Afrique élaboré par l’Union Africaine, la Commission économique pour l’Afrique et la banque Africaine de développement  avance que les exportations intra-africain tournent autour de 18%. A ce niveau, les efforts sont un peu plombés par le tau élevé du secteur informel dans les échanges commerciaux, un taux évalué à 70%

En réponse à cela, la Cedeao, à en croire le commissaire en charge du commerce, de la douane et du libre échange a élaboré le protocole sur la libre circulation des citoyen, un document en vigueur depuis 1965, le schéma de libéralisation des échanges pour booster le commerce inter-étatique, L’adoption du Tec/cedeao.

Les réflexions les plus récentes ont aboutit à la naissance d’un code de douane qui vers l’union douanière,  qui constitue la dernière étape pour la création d’un marché douanier et enfin l’élaboration de autorité de régulation de la concurrence, le dernier en date lancé en janvier dernier.  Versés dans le processus de l’effectivité d’une zone de libre échange entre les différents pays du continent africain, ces accords, déjà en vigueur constituent des socles et expériences  intéressants qui vont booster l’engouement vers cette initiative dont la finalité réside dans le développement des pays du continent africain.

L’économie du continent africain en question

Le produit intérieur brut (PIB) en Afrique a augmenté  de 1,7 % en 2016 CEA, 2017a), mais la performance économique est très variable selon les pays : la croissance a été de 8 % en Côte d’Ivoire, de 7 % en République-Unie de Tanzanie, de 6 % au Kenya et au Sénégal, de 5,3 % au Cameroun, de 5,1 % en République centrafricaine, de 4,2 % au Mozambique, de 3,8 % au Ghana, de 3,6 % à Maurice, de 3,2 % au Gabon, de 1,7 % au Maroc, de 1,1 % au Tchad et de 0,6 % en Afrique du Sud. L’économie du Nigéria, fortement dépendante du pétrole, a subi une contraction de 1,6 % ; celle de la Guinée équatoriale a essuyé une diminution de 4,5 %. Au cours des deux dernières années, l’inflation a généralement continué à diminuer en Afrique, à la faveur de politiques monétaires prudentes, d’une baisse des cours mondiaux du pétrole et des autres produits de base ainsi que de bonnes récoltes, en même temps que certains pays ont subi une flambée des prix en raison de la dépréciation de leur monnaie, et ils ont répondu en donnant une orientation plus restrictive à leur politique monétaire.En 2016, l’inflation était de 10 %, et elle devrait rester à ce niveau en 2017. Dans la région de l’Afrique centrale, l’inflation était de 2,3 % en 2016 ; elle a été de 5,3 % en Afrique de l’Est, de 8,7 % en Afrique du Nord, de 11,4 % en Afrique australe et de 13 % en Afrique occidentale. Dans les sous-régions, c’est en Afrique du Nord que le déficit budgétaire a été le plus lourd, mais il a légèrement diminué grâce à une légère amélioration en Égypte. Le déficit budgétaire de l’Afrique centrale a globalement augmenté de 5,1 % du PIB à 5,8 % entre 2015 et 2016. Cela est dû surtout à des politiques budgétaires expansionnistes dans le contexte d’une baisse des revenus pétroliers dans ces pays : Cameroun (les dépenses publiques consacrées au transport et

aux infrastructures énergétiques), Guinée équatoriale (augmentation des investissements publics dans les infrastructures) et République du Congo (dépenses consacrées aux traitements dans le secteur public). Le déficit budgétaire en Afrique de l’Est est passé de 4 % du PIB à 4,6 % en 2016 en raison de politiques budgétaires expansionnistes, surtout en Éthiopie

(investissements dans l’infrastructure), au Kenya (investissements dans une nouvelle voie ferrée, forte augmentation des traitements des fonctionnaires et transferts aux comtés nouvellement créés) ainsi qu’en Ouganda (investissements dans des ouvrages hydroélectriques). En Afrique de l’Ouest, le déficit budgétaire est passé de 1,8 % à 2,8 % du PIB en 2016, en raison surtout d’une augmentation des dépenses publiques au Nigéria (consacrées surtout à la sécurité), d’une augmentation du salaire minimum et d’une augmentation des dépenses consacrées à la sécurité et à l’équipement en Côte d’Ivoire et, au Ghana, à des dépenses liées

aux élections et à une augmentation des dépenses consacrées aux traitements dans le secteur public. Le déficit budgétaire en Afrique australe est demeuré inchangé, à 4,4 % du PIB.

Source : Extrait du 8ème rapport sur  l’intégration régionale en Afrique

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