Cantines scolaires: Réussite  garantie  pour les enfants de Hounli

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« Tirer pleinement parti du potentiel de l’enfant africain grâce à une alimentation scolaire à base de produits locaux ». C’est sous ce thème que le Bénin a célébré la journée africaine de l’alimentation scolaire le mardi dernier. A l’école Primaire Publique de Hounli dans la commune d’Akpro-Missérété, écoliers et autorités sont revenus sur un certain nombre de difficultés conjuguées au passé grâce à l’alimentation scolaire.« …Ma maison est loin. J’arrive fatiguée à l’école. En classe, je dors tranquillement ». C’est une fille d’environs huit ans en tenue kaki qui s’exprime ainsi dans une représentation théâtrale. Nous sommes à l’Ecole Primaire Publique (Epp) Hounli à Akpro-Missérété, une commune située dans le département de l’Ouémé. Un garçon visiblement plus grand que l’écolière se lamente au sujet de son argent de poche : «que peut-on acheter à manger avec vingt cinq francs ? ». Pour les trois cent vingt enfants que compte l’école, suivre les cours est un véritable parcours de combattant. Les écoliers effectuent souvent des déplacements à risque à la recherche du déjeuner, selon Noël Anago le représentant de l’Association des Parents d’élèves de l’Ecole Primaire Publique (Epp) Hounli. Conscient que « la faim, la précarité alimentaire et la malnutrition constituent des handicaps à la réussite scolaire », « le gouvernement a mis en place un arsenal d’actions ». Selon Salimane Karimou, ministre des enseignements Maternel et Primaire, un nouveau souffle est donné aux cantines scolaires. « La gestion des cantines est confiée au Programme Alimentaire Mondial (Pam) à travers un accord de partenariat signé le 20 juillet 2017 », explique le ministre. Le programme « assiste près de 320.000 écoliers » et « plus de 10.000 tonnes de vivres sont distribuées dans 1579 écoles » aux dires de Guy Adoua, représentant résident du Programme Alimentaire Mondial (Pam) au Bénin. Selon Michel Bahoun, maire de la commune d’Akpro-Missérété, l’alimentation est assurée dans six écoles à Akpro-Missérété. 320 écoliers dont 153 filles bénéficient des repas à la cantine scolaire de l’Ecole Primaire Publique (Epp) Hounli située dans la commune d’Akpro-Missérété. Les aspects nutritionnels et d’hygiène introduits dans le programme d’alimentation impactent positivement les résultats scolaires. Le taux de réussite au Certificat d’Etudes Primaire (Cep) est passé de 20 à 80% entre 2016 et 2017, se réjouit Aristide Patinvoh, le directeur de l’Ecole Primaire Publique (Epp) Hounli. « Sous-alimentation, déplacements à risque, non fréquentation des filles » sont les problèmes que vient régler l’alimentation scolaire, Selon Noel Anago, représentant de l’Association des Parents d’Elèves de ladite école. Pour Issiaka Coulibaly, le représentant résident du Système des Nations Unies (Onu) au Bénin, une éducation de qualité (Objectif de Développement  Durable numéro 4, ndlr) implique le renforcement des stratégies notamment en matière d’alimentation scolaire.

Besoins en infrastructure…une marche à franchir

 Tête couvert d’un foulard bleu et un manteau de cuisinière de même couleur par-dessus leur vêtement, cinq femmes servent le repas aux écoliers de Hounli ce mardi 13 mars 2018. « Nous avons des difficultés d’approvisionnement en eau et électricité » se désolent-elles face à la délégation venue aux manifestations de la troisième édition de la journée africaine de l’alimentation scolaire. Salimane Karimou, ministre des enseignements Maternel et Primaire promet d’apporter une solution aux problèmes soulevés. L’amélioration des conditions des écoliers nécessite la construction de réfectoires, latrines et la multiplication des points de lavage des mains, etc. selon Aristide Patinvoh le directeur de l’Ecole Primaire Publique Hounli. Pour Elysée Oussou, directeur adjoint de l’alimentation scolaire, des actions sont à mettre à en œuvre pour la bonne marche des cantines scolaires. Il s’agit, entre autres, de la mise en place d’un système de financement innovant impliquant les partenaires techniques financiers et les communautés locales, d’un dispositif de sécurité des vivres, de points d’eau et rendre opérationnel la multisectorialité.

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